Centre Mabilé : des dons destinés aux déplacés détournés par un agent du Développement Social

Plus de cent sacs de riz, du lait et du sucre ont été détournés par un agent du Développement Social, au cours de ce mois, destinés aux déplacés internes vivant au Centre Mabilé, à Magnambougou, en Commune VI du district de Bamako

 

C’est une réalité, en cette période du mois de Ramadan, que les déplacés, partout où ils se trouvent, reçoivent de l’assistance des personnes généreuses. Mais, il est tout aussi vrai qu’il existe une gestion opaque autour de ces fonds pratiquée par certains agents du Développement Social ainsi que des personnes intermédiaires.

Selon nos informations, le don, sur lequel a été opéré un détournement, émanait d’une société de cimenterie à l’endroit des déplacés internes du Centre Mabilé, estimés à plus de 90 ménages. A en croire le chef du collectif des déplacés, ayant requis l’anonymat, ce don était constitué de 60 sacs de riz, de lait, de sucre et des bidons d’huile. Les denrées, au lieu d’être redistribuées globalement, ont été remises au compte-goutte par cet agent du Développement Social, du nom de T.T. Pour le chef du collectif des déplacés, 126 sacs de 50kg, composés essentiellement de Riz, de Mil et de sucre, sans compter les bidons d’huile, ont été détournés puis emportés sur des tricycles.

Il est important de signaler que les déplacés internes du  »Centre Mabilé » font face, depuis quelques temps, à une série de détournements de dons et de fonds. En effet, ils ont formé un collectif d’une vingtaine de personnes pour déclarer ces faits de détournements à la Brigade territoriale de Banankabougou. Les réfugiés du  »Centre Mabilé », ainsi grugés dans leurs droits, sont obligés de se taire face à des menaces d’expulsion et autres formes de violence. Pour sa part, un réfugiés dudit centre, sous anonymat, nous a révélé que  » les conditions de vies sont déjà inhumaines, auxquelles il faut ajouter le détournement de nos biens. Nos femmes sont obligées de partager un paquet de lait ou un bidon d’huile entre 10 ménages, y compris les céréales ou denrées de première nécessité, qu’une vingtaine de ménages se partagent ».

Rappelons que le plus récent cas de détournement aux dépens dudit site remonte à ce début avril. C’était lors d’une donation de vivres composés de riz, de mil, de farine, de bidons d’huile, de lait en poudre, entre autres consommables, d’une grande fabrique de ciment. A suivre !

Hari Moussa Maïga

Source: L’Indépendant

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