CAFO : La Puissance Féminine se fragilise

La CAFO reconnue comme un regroupement d’ONG et d’Associations féminines du Mali traverse une crise en ce moment.

 

Divisé en deux clans, ce groupement qui veut contribuer à valoriser le statut de la femme par des activités de formation et d’information, de plaidoyer et de lobbying s’est transformé en un lieu de règlement de compte entre les partisanes de Mme SOW Ouleymatou  et Mme Barry Aminata Touré.

Toutes deux se disent présidentes de la CAFO. Le vendredi 23 août 2019, une assemblée générale extraordinaire s’est tenue à l’issu de laquelle un bureau  de 33 membres avec à sa tête Mme Barry Aminata Touré a été mis en place.

Cependant ce nouvel organe suprême de la faîtière des femmes du Mali fait déjà l’objet d’une attaque devant la justice par Mme Ouleymatou Sow.

Cette assemblée générale extraordinaire de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo) qui devait se tenir à la Bibliothèque Nationale s’est finalement tenue dans la cour d’une école privée à Sabalibougou et n’a été supervisée par aucune autorité.

Pour le clan adverse, cette assemblée générale est nulle et non avenue. Ouleymatou SOW affirme avoir déjà engagé une procédure judiciaire contre sa tenue. D’où sa délocalisation de la Commune VI en Commune V.

“Cette assemblée illégitime est déjà attaquée devant la justice. Le tribunal de la Commune IV devrait situer sur sa tenue le 22 août à 15h, mais les organisatrices ne sont pas venues. Par finir, elles ont envoyé un avocat, qui a dit, qu’il va leur demander de sursoir à l’organisation de l’assemblée. Mais malheureusement elles ont forcé la mise en place d’un bureau qui n’a aucune envergure nationale, qui est nul et non avenu, qui ne saurait représenter les femmes maliennes”, a déclaré Mme Ouleymatou Sow.

Lors de cette assemblée générale extraordinaire qualifiée d’illégitime, on pouvait remarquer la présence des Dozons, et selon la présidente il y avait des représentantes des femmes des dix (10) régions,  cinquante-sept (57) cercles et sept cent trois (703) communes.

Après la mise en place du bureau, la nouvelle présidente et l’ancienne ont exclu des membres de la CAFO à savoir Mme DEMBELE Ouleymatou Sow,  Mme SANGARE Nana COULIBALY, Mme MARIKO Mah COULIBALY, Mme KOUYATE Goundo SISSOKO, Mme TOURE Yayi Mallon DIAWARA, Mme Fanta SANGARE et Mme Awa DIALLO.  En un mot elles ont exclu le clan adverse.

Cette histoire ne fait que commencer  surtout quant on sait que l’assemblée générale est organisée à un moment où la procédure judiciaire contre une précédente assemblée générale suit son cours devant la cour suprême.

Tout compte fait les plus perdantes dans cette histoire sont les femmes. La CAFO se doit d’être une association de défense et de droit des femmes. Elle n’a pas besoin que des membres se battent entre elles alors que l’objectif est de se battre ensemble main dans la main.

AFANOU KADIA DOUMBIA Stagiaire

Malijet

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