Bourem : LE CHEPTEL DECIME

Les animaux sont sérieusement menacés dans ce cercle. Depuis quelque temps, ils meurent par centaines. Les causes de cette hécatombe ? Le manque de pâturage du fait de la mauvaise pluviométrie (seulement 44 mm pour toute l’année 2014).

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Pour prévenir le manque de nourriture pour les animaux, les populations appuyées par les ONG dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, ont développé la culture du bourgou. Mais ce palliatif n’a pas donné les résultats escomptés parce que de riches acheteurs venus d’Algérie ont raflé le bourgou à des prix très élevés. Aujourd’hui, ce bourgou est introuvable. Si l’on en trouve, il se vend à prix d’or. Le prix du tas est ainsi passé de 100 à 500 Fcfa.
Les populations sont contraintes de se tourner vers les autorités administratives, municipales et les ONG pour leur demander de l’aide en aliment-bétail et en produits vétérinaires pour sauver ce qui reste de leurs troupeaux.
C’est dans ce contexte que l’ONG Convergence d’actions pour l’environnement et la santé (CAES) a organisé dans la salle de délibération de la mairie de Bourem, un atelier d’informations sur la reconstruction du cheptel dans le cercle. Présidée par le maire de la commune urbaine de Bourem, Amadou Touré, la session a regroupé une soixantaine de participants venant des 5 communes et les services techniques.
Selon son coordinateur, Sidi Mohamed, l’ONG CAES a pour objectifs globaux de contribuer à l’amélioration de la production animale, préserver les ressources naturelles et renforcer les capacités des différents acteurs.
Amadou Touré a préconisé d’appuyer les éleveurs pour assurer une reconstruction du cheptel de Bourem où l’élevage et l’agriculture constituent les principales activités de toutes les communautés.
T. TOURE
AMAP-Bourem

source : L Essor

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