BNCE-Protection de l’enfant Les journalistes formés à la cause des enfants en situation de vulnérabilité

Dans le but d’outiller les hommes de médias sur la question de protection de l’enfance, le bureau national catholique pour l’enfance (BNCE) a invité, le mardi 8 octobre, la jeune génération de journalistes autour d’une matinée d’échanges. Il s’agissait pour les responsables de l’ONG de parler des missions qu’ils se sont fixées en vue d’aider les enfants et jeunes en situation de vulnérabilité.

 

Pour mieux promouvoir les droits de l’enfant, le Bureau National Catholique pour l’Enfance- Mali (BNCE) estime qu’il faut responsabiliser, en premier lieu, la Société civile, en l’organisant à cet effet. Pour ce faire, le BNCE détecte au sein de la population (village, quartier et commune) des citoyens soucieux du bien-être de l’enfant, les organise en les formant et les encadrant de manière à œuvrer collectivement pour le mieux-être des enfants dans leur milieu respectif.

Face à la recrudescence de l’insécurité dans le milieu juvénile, l’ONG, pour parvenir à un meilleur changement de pratique et de comportement, a initié des formations pour les acteurs étatiques, de la Société civile, chargés de l’application des droits de l’enfant, des groupements d’enfants, qu’ils soient officiers de police judiciaire, magistrats, journalistes, travailleurs sociaux, surveillants de prison, comités locaux de protection des enfants, réseaux de communicateurs traditionnels, sur les thèmes suivants : les enfants en danger, l’écoute, La prise en charge psychosociale et juridique des filles en détresse, l’assistance judiciaire et juridique.

La vision, selon le chargé de programme de l’ONG, Moussa Bagayogo, c’est un Mali où les enfants puissent vraiment jouir des droits que leur reconnaissent les instruments relatifs aux droits de l’homme, un monde sans pauvreté extrême et sans violence.

Le BNCE-Mali a pour objectif général le développement d’un environnement plus protecteur des droits de l’enfant en vue de sa croissance intégrale. Il inscrit sa mission dans la perspective de la promotion et de la protection de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CDE) et de la Charte Africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant (CADBE).

Selon Moussa Bagayogo, le BNCE-Mali travaille au service de tous les enfants, sans discrimination ni prosélytisme, dans le respect de leur nationalité, de leur culture et de leur religion.

Le BNCE-Mali, attentif aux besoins réels des enfants, intervient dans la durée, avec professionnalisme, en dehors de tout effet de mode. Ses intervenants sont tenus d’observer un code de bonne conduite. Le BNCE -Mali, dans sa démarche globale, ne peut, ne veut se substituer aucunement à l’Etat, mais se donne comme tâche d’appuyer l’Etat dans l’application des normes nationales et internationales en vigueur. A cet effet, chaque fois que l’occasion s’y prête, le BNCE rappelle aux décideurs et à toutes les autorités administratives et politiques de différents ordres l’application du droit des enfants, notamment les filles.

Pour Karim Diarra également du BNCE, son ONG exécute, depuis sa création, les projets et programmes en faveur des enfants en conflit avec la loi. Le projet  » Enfance sans Barreaux » 2017-2021 s’inscrit dans la continuité de la première phase 2015-2017, réalisée avec le soutien de l’AFD.

Le projet appuiera les séances d’alphabétisation, de formation technique et de causerie réalisées par les travailleurs sociaux dans les maisons d’arrêt. Un suivi mensuel de ces activités sera assuré par le BNCE. Ces activités, poursuit-il, permettront aux enfants de développer leurs compétences de vie. Une fois par mois, les agents du BNCE superviseront les activités d’alphabétisation et de formation technique financées par le Programme pour vérifier leur conformité au projet de vie de l’enfant.

S’agissant de charte des professionnels des médias pour le respect des droits de l’enfant au Mali, le BNCE stipule que les professionnels des médias œuvrent au respect et à la protection des droits de l’enfant et traitent les informations qui s’y rapportent avec un soin extrême.

Ainsi, les professionnels des médias se gardent de porter atteinte à la dignité de l’enfant. A cet égard, ils doivent éviter toute production et toute attitude susceptibles de le mettre en danger ou l’exposer à une humiliation, ou encore ranimer la douleur et le chagrin provoqués par des traumatismes.

Les hommes de médias s’engagent à respecter les droits de tout enfant, indépendant de toute considération liée à sa race, sa couleur, son sexe, sa langue, sa religion, son opinion ou à ses parents ou représentants légaux, à leur origine sociale ou toute autre situation.

F. Mah Thiam KONE

Source: l’Indépendant

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