Au rythme de la société : Les dessous de la fronde dans le secteur des transports

Le chargé de la communication du ministère des Transports, Zhao Amadou Bamba, ne mâche pas ses mots. Les divergences au sein du secteur des transports relèvent des transporteurs. Mais, leur ministère a versé dans la légalité pour trouver un terrain d’entente.

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Après la guéguerre, c’est la paix estime Zhao Amadou Bamba qui assure que les élections du secteur des transports aura bien lieu le 25 Avril prochain. Elles concernent le Cntr (Conseil national des transporteurs routiers) et le Cmc (Conseil malien des chargeurs).

D’après le porte-parole de la tutelle, c’est au niveau du premier organe d’où proviennent tous les problèmes. En fait, le mot d’ordre lancé par Moctar Théra et compagnie n’a pas abouti parce qu’il est en porte à faux avec le vœu du Cntr.

 D’une part le président ne peut pas à lui seul annoncer une grève encore moins le tiers du bureau exécutif. «Seul les 2/3 du bureau peuvent prendre pareille initiative», indique M. Bamba. D’ailleurs, Youssouf Traoré, qui dirige le Cntr l’a confirmé face à la presse.

Pour rappel, la date du 7 Mars pour le vote. 

La date en question, sur proposition du ministre Hachim Koumaré, avait été choisie en présence de toutes les tendances du secteur : syndicats, operateurs économiques, transitaires et coursiers. L’arrêté ministériel a même été mis au goût du jour, explique Zhao Bamba, pour faciliter le processus de révision des listes. Or, depuis 2007, plusieurs années de nombreux transporteurs ne sont pas à jour concernant le paiement des cotisations, patentes, impôts ou taxes. Pourtant, pour être électeur ou éligible, il faut être à jour d’au moins trois ans. Force est de constater que certains transporteurs se sont exécutés en 2011 pour ne rien payer en 2012 et 2013 pour finalement mettre la main à la poche en 2015.

Autant d’attitudes qui montrent qu’il y a incompatibilité avec le droit de vote selon la Charte des transports. Refusant de choisir une date qui sera considérée à la longue comme «imposée», le ministre Koumaré a eu une concertation avec toutes les sensibilités du secteur des transports pour choisir la date 25 Avril 2015. Zhao Ahmed Bamba indique que la même date  a été retenue par le Cmc.

La fronde est née du fait que n’étant pas à jour dans les cotisations, certains n’ont pu s’inscrire sur les listes électorales qui ont été publiées au sein des media officiels. Vu que le processus électoral était donc bouclé, la seule alternative était une paralysie du secteur. Ce qui a échoué au vu des dispositions réglementaires. Pire, les auteurs sont du bureau de la Cntr mais les compagnies de transports annoncées dans le mouvement ont  démenti toute implication.

Pour le reste, les gouverneurs sont désignés présidents des commissions électorales régionales.

Y aura-y-il récidive avant le 25 avril ? Dans quelle  atmosphère se tiendront les échéances tant attendues et mainte foi reportée ?

Idrissa KÉÏTA

SOURCE: Le Témoin

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