Armée de l’Air du Mali : historique : Camouflé bleu foncé, Béret bleu

Le besoin s’est fait sentir en 1963 dans le Nord du Mali pendant la première rébellion. Le Général Abdoulaye Soumaré était le chef d’état-major de l’armée malienne et Commandant des forces d’intervention pour le Maintien d’ordre. Il fut alors décidé de la réquisition d’aéronefs de la Société nationale Air Mali.

armee-soldat-defile-militaire-douanier-nationale-fete-independance-malienne

Deux appareils de type AN-2 et un appareil L 200A Morava ainsi que le personnel d’exploitation furent mis à la disposition de l’état-major opérationnel pour assurer les missions de transport et de reconnaissance. Ainsi, venait d’être constitué le premier embryon de l’aviation militaire (1er mars 1966), puis le groupement aérien tactique (novembre 1968) et enfin, l’Armée de l’air (ordonnance N°76 – 99 CMLN du 06 février 1976).

Pour rendre l’acte de création conforme aux dispositions juridiques, une nouvelle Ordonnance (Ordonnance n°99-048/PRM du 1er octobre 1999) a été élaborée et ratifiée par la loi n°99-053/AN du 28 décembre 1999. Cette loi donne à l’Armée de l’air le cadre juridique de son existence.

Missions

Dans le cadre de la Défense nationale, l’Armée de l’air, en collaboration avec les autres composantes des Forces armées, elle a pour mission de préserver l’intégrité de l’espace aérien national ; de concourir à la Défense opérationnelle du territoire (DOT) ; de participer à la recherche et au sauvetage des aéronefs en détresse ; de participer à l’effort de développement économique, social et culturel du pays ; de participer aux actions en faveur de la paix et de l’assistance humanitaire.

Elle concourt à la conquête et à la conservation de la supériorité aérienne. Elle assure également une aide rapide et efficace aux victimes d’accidents d’avion ou d’atterrissage forcé sur le territoire de la République du Mali. Elle contribue à la préservation de l’intégrité de l’espace aérien national et permet de protéger les centres d’intérêts de notre capacité militaire, politique et économique.

Elle requiert une intégration des systèmes d’alerte, de contrôle et d’interception pour détecter, identifier, intercepter et déduire les forces aériennes ennemies s’attaquant aux intérêts de notre Nation. Aussi, intègre-t-elle la supériorité aérienne, dont l’objectif est d’obtenir le contrôle de l’environnement aérien, autrement dit, atteindre la suprématie aérienne.

Par ailleurs, la participation de l’Armée de l’air à la Défense opérationnelle du territoire repose en substance sur l’interdiction de son espace aérien aux avions ennemis, l’appui aérien rapproché, le transport et la protection des points sensibles. L’interdiction implique des opérations de combat dont les objectifs sont de retarder, rompre, distraire ou détruire le potentiel militaire ennemi, avant qu’il ne puise être utilisé efficacement contre les forces amies c’est-à-dire nos propres forces et les forces alliées.

Quant à l’appui aérien rapproché, il consiste à effectuer des opérations de combat ayant pour objectifs d’appuyer les troupes amies menant des opérations terrestres ou sur eau, en attaquant les forces ennemies se trouvant près d’elles. S’agissant des opérations de transport, elles consistent à déployer les forces militaires ou les moyens logistiques par voie aérienne.

Il y a aussi la participation à la recherche et au sauvetage des aéronefs en détresse dans le but d’assurer une aide rapide et efficace aux personnes et biens victimes d’un accident d’aviation ou d’un atterrissage forcé sur le territoire de la République du Mali. L’état-major de l’Armée de l’air assure la conduite de ces opérations.

Quant à la participation à l’effort de développement économique, social et culturel, elle englobe le désenclavement intérieur et extérieur du pays ; la lutte antiacridienne et anti aviaire avec les services spécialisés ; la participation au programme de pluie provoquée (l’ensemencement des nuages). À cela, s’ajoute la participation aux actions en faveur de la paix et de l’assistance humanitaire dans le cadre des Nations-Unies, de l’UA ou de la Cédéao.

L’Aviation de combat

Cette force constitue l’outil principal de notre défense aérienne. Elle a pour mission de participer à la couverture aérienne du territoire et de mener des actions au profit de la manœuvre générale ou des forces terrestres, que ce soit dans la zone des combats ou en profondeur. Les hélicoptères de combat de type MI-24 jouent un rôle de premier plan dans l’exécution des missions d’appui.

L’Aviation de transport

Elle est destinée à assurer aux autres unités aériennes et terrestres un soutien logistique et éventuellement tactique. Les missions à caractère” logistique” sont celles exécutées dans le cadre du soutien des forces de défense armées ou de missions d’intérêt public général.

L’Aviation légère d’observation

Dotée d’avions légers, cette force doit assurer des missions d’observation, de transport, de liaison, de recherche et de sauvetage.

Le Groupement de Défense antiaérienne

Troupes de missiles “sol-air “, ce sont des éléments tactiques de tir et de désignation d’objectifs. Ses systèmes d’armes comprennent chacun : – un radar de guidage de missiles ; – des missiles” Sol-Air” -des sources d’énergie (groupes électrogènes). Cette force contribue à la défense des points sensibles et à la protection de l’espace aérien.

La gestion de ces forces, leur préparation et leur mise en œuvre en vue de l’exécution des missions dévolues à l’armée de l’air nécessite une organisation appropriée. Les unités de défense antiaérienne sont destinées à la protection du territoire national contre toutes formes d’agression aérienne.

Elles ont pour mission de détruire ou de neutraliser les aéronefs franchissant l’espace aérien national et le maintien des forces et moyens en disponibilité opérationnelle permanente pour repousser toute attaque inopinée.

Au nombre des véhicules du Groupement de Défense antiaérien figurent les véhicules de transport et de chargement VTC. Comme indiqué, ces véhicules transportent et chargent les missiles sur les rampes de lancement pour le tir.

Ces missiles détruisent les objectifs volant aux basses et moyennes altitudes quelles que soient leur nature et leur attitude, c’est-à-dire qu’ils soient manœuvrant, porteurs ou non de brouillages passifs ou actifs ou des missiles antiradars, en tir de rencontre ou de poursuite.

Togo, ancien à la communication de la défense
 Chevalier de l’Ordre national du Mali

Source: Le Reporter

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *