Apres Bakary Togola, à qui le tour ?

Après le sulfureux Bakary Togola, placé sous mandat de dépôt, vendredi dernier, par le juge dans le cadre de l’enquête sur les ristournes de la confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, c’est au tour des personnes impliquées dans l’affaire dite des « hélicoptères Puma » et celles épinglées dans le rapport 2018 du Vérificateur général de défiler devant le juge. Qui décidera, désormais, de leur sort.

 

« Nul n’étant au-dessus de la loi, des poursuites seront, systématiquement, engagées contre toute personne que les enquêtes feront découvrir comme étant présumé auteur, co-auteur ou complice des faits de corruption », déclarait Mahamadou Kassogué, tout-nouveau procureur du Pôle Economique et Financier. C’était le 22 août dernier, à la faveur de la première conférence de presse qu’il a donnée, dans la salle d’audience du tribunal de première instance de la commune III.

Un magistrat à l’intégrité morale reconnue

Mieux, Mahamadou Kassogué avait donné un mois aux journaleux pour s’attaquer aux premiers dossiers en sa possession. Mais, curieusement, nul ne l’a cru. Convaincus qu’ils étaient qu’aucun procureur, aucun juge, n’a le cran de toucher (pour faire de la redondance) aux « intouchables » de la République.
Ce qu’ils ignoraient, c’est que Mamoudou Kassogué n’est ni un magistrat comme les autres, ni un Dogon comme les autres. C’est le dernier des Mohicans.
Fraîchement sorti des usines de fabrication de Dogons de Goundam, Mahamadou Kassogué est le « Dogonon le plus achevé ». Techniquement et technologiquement parlant. Les sonrhaï l’ont fabriqué avec le tout-dernier logiciel du genre, inventé par les scientifiques japonais. Et c’est à juste raison, que Me Malick Coulibaly, l’un des magistrats les plus crédibles de notre pays, l’a nommé à ce poste.

Les « intouchables » aux abois

Mais depuis le placement, vendredi dernier, de Bakary Togola, tout-puissant président de l’APCAM, et non moins proche du pouvoir, les « intouchables » de la République ne dorment plus que d’un œil, voire d’un œil et demi.
Jugée légendaire, leur arrogance a fait place à la peur. La peur bleue, celle de se retrouver en prison. Du jour au lendemain.
Du coup, la course aux marabouts, aux charlatans de tout poil est ouverte. Aucun sacrifice n’est de trop pour ne pas croiser le regard du « petit Dogon ».
Mais pour le procureur Kassogué, personne n’y échappera. Touchables comme « intouchables ». Une « lutte implacable » sera livrée contre la corruption et la délinquance financière.

Prochains dossiers sur le bureau du procureur

« Sans acharnement, ni à priori, mais avec objectivité et détermination, nous envisageons d’avoir, systématiquement, des enquêtes sur les cas de corruption, dont nous aurons connaissance par suite de plaintes, de dénonciations, ou par d’autres voies ». Après avoir mis sous mandat de dépôt celui qu’IBK appelait, affectueusement, « N’Fa Togoma » (l’homonyme de mon père), deux gros dossiers seraient, actuellement, sur le bureau du procureur du Pôle Economique et Financier. Il s’agit, notamment, de celui de l’achat controversé des « hélicoptères Puma » et le rapport 2018 du Bureau du Vérificateur général.
Oumar Babi

Canard Déchaîne

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