Appui alimentaire dans le cadre du COVID-19: le Ccommissariat à la sécurité alimentaire fait le bilan

L’hôtel Maeva a servi de cadre, hier jeudi 13 août, à une cérémonie consacrée au bilan de l’opération spéciale de réponse aux besoins alimentaires et nutritionnels. Une initiative du président de la République dont la première phase a permis de distribuer 56 mille tonnes de vivre aux populations touchées par le COVID-19.

 

La cérémonie était présidée par le ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Kassoum DENON, en présence des maires du district de Bamako et des communes environnantes et les responsables des services techniques du dispositif national de sécurité alimentaire.
Cette rencontre avait comme objectif de partager avec les acteurs, le bilan de l’opération, en échangeant sur les points de satisfactions, les appréhensions pour parvenir en fin d’exercice, a des propositions de solutions partagées et de faire des recommandations pertinentes pour les futures opérations dans le souci de mieux permettre aux populations vulnérables de tirer à tout temps, meilleure partie de l’élan de solidarité du gouvernement.
Dans son discours, le ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire a affirmé que bien que l’ampleur de la pandémie soit encore faiblement perçue par nombres de nos concitoyens, il est indéniable que de manière certes silencieuse, cette maladie cause aujourd’hui des ravages dont les conséquences sont fortement désastreuses sur la situation socioéconomique du pays.
Il a souligné que cette crise sanitaire est fortement dommageable pour la croissance économique du Mali déjà confronté à une crise humanitaire de grande ampleur découlant des effets conjugués d’une crise sécuritaire et alimentaire liées à l’occupation des zones du nord et centre par des groupes armés, l’insuffisance pluviométrique, les attaques des oiseaux granivores et l’inondation de certains bassins importants de production agricole.
Le ministre commissaire Kassoum DENON a fait savoir que l’avènement du COVID-19 a profondément perturbé le fonctionnement du marché intérieur en rompant l’équilibre normal entre l’offre et la demande des produits. D’autre part, dit-il, le coronavirus a créé une psychose qui a fortement réduit la mobilité des personnes, provoqué le ralentissement des circuits d’approvisionnement, l’augmentation des coûts des échanges commerciaux à cause du rétrécissement des circuits d’approvisionnement et des opportunités d’accès au crédit pour les acteurs économiques.
Le ministre DENON a également indiqué que le COVID-19 a imposé les fermetures de frontières, les confinements, et les perturbations au sein des marchés, des chaines de valeur et du commerce.
Selon lui, cette situation a eu pour conséquences, la réduction drastique de l’accès des personnes à une nourriture diversifiée et équilibrée, surtout dans certaines régions de notre pays dont l’approvisionnement en produit de première nécessité dépend fondamentalement des importations et des échanges avec les pays voisins.
« Pour conjurer toute cette situation et amortir le choc découlant du COVID-19, il aurait fallu engager des actions de forte envergure. A cet effet, le chef de l’État, lors de son message à la nation du 10 avril 2020, a décidé d’apporter l’assistance et l’appui alimentaire aux populations vulnérables à hauteur de 56 000 tonnes de vivres », a rappelé le Commissaire à la sécurité alimentaire.
Il a précisé que le Commissariat à la sécurité alimentaire a mis à la disposition des communes de Bamako et environs 10 000 tonnes de vivres composées de : 5000 tonnes de riz et 5000 tonnes de produits transformés destinées aux populations vulnérables.
« Le commissariat à la Sécurité Alimentaire a suivi avec beaucoup d’intérêt ces distributions dans vos communes, soucieux de la mise en œuvre efficiente de ce programme de distribution gratuite. Il a mobilisé pour ce faire, des équipes de supervision et de suivi desdites opérations », a martelé Kassoum DENON.
Au cours de la cérémonie, les participants ont fait une analyse sans complaisance des rapports de distribution qui ont été exposés afin de permettre aux partenaires (Mairies et préfets) de mieux maitriser le processus de distribution alimentaire gratuite destinée aux plus vulnérables de notre pays.
PAR MODIBO KONE ET FODE SYLLA (STAGIAIRE)

Source : INFO-MATIN

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