ANPE : Descente aux enfers pour Makan Moussa Sissoko ?

Un juste retournement des choses- c’est le moins que l’on puisse dire du Directeur Général de l’ANPE, Makan Moussa Sissoko.

 

 

Makan Moussa Sissoko directeur general anpe accuse justice

 

Notre confrère, ‘’ Le Reporter’’ titrait récemment à la une : ‘’Makan Moussa  Sissoko rattrapé par sa mauvaise gestion ’’ et faisait état de nombreux  ‘’dysfonctionnements’’- c’est un euphémisme- qui ont marqué la gestion calamiteuse de l’homme. C’est d’ailleurs surprenant que le ministre de l’emploi ait attendu si longtemps pour lancer un ‘’ Appel à candidatures’’ pour le poste de D.G. de l’ANPE. On se souvient encore que le ministre avait remplacé la quasi-totalité de ses directeurs généraux, tout en maintenant Makan Moussa à son poste contre toute logique. Mais mieux vaut tard que jamais.

A moins que le D.G ne soit sur le point de faire valoir ses droits à la retraite. En attendant, l’homme aura régné en maître absolu pendant longtemps. S’il y a un service qui va bien accueillir son départ, c’est bien le Fonds auto renouvelable pour l’emploi- FARE. Voici une structure qui a longtemps redoré le blason du ministère de l’emploi pour ses performances.

Ces performances, le Fare le doit d’abord à Modibo Kadjoké, ancien Directeur Exécutif du FARE et actuel D.G. de l’Office malien de l’habitat (OMH).Le FARE le doit aussi à un certain Soungalo Traoré précédemment Directeur exécutif adjoint, aux côtés de M. Camara, Directeur exécutif. Le duo s’entendait bien et la boîte ne pouvait que mieux s’en porter.

Mais voilà que MaKan Moussa s’allie à des traîtres au sein du Fare pour faire partir Soungalo Traoré. La raison essentielle est bien connue : Soungalo Traoré est un homme rigoureux qui n’accepte pas d’être un béni oui-oui. Il a aussi l’habitude de s’opposer à certains financements de projets non viables ‘’ordonnés’’ par Makan Moussa, notamment pour des proches à Kayes, sa région d’origine(Kéniéba).

Pour cela, Makan Moussa n’avait pas hésité à appeler Soungalo au téléphone afin de lui demander des comptes : ‘’ Pour qui tu te prends ?’’Avait-il menacé. Ce projet finit par être financé, et c’est un exemple parmi tant d’autres. En tant que président du Conseil d’administration du FARE, Makan Moussa a usurpé le poste d’administrateur du Directeur exécutif, M. Camara, au sein du Conseil d’administration de la Banque Malienne de Solidarité (BMS).

De nature conciliante, M. Camara n’en a pas fait un problème. Mais cela n’aurait jamais marché avec un Soungalo Traoré, le Directeur exécutif adjoint. En plus de la résistance de S. Traoré à son ingérence, Makan Moussa voyait, par ailleurs, en S.Traoré, un ennemi politique, puisqu’il est de l’URD. Et non de l’Adema, parti qui semble avoir désormais fait main basse sur les structures de l’emploi comme l’ANPE (depuis Iba N’diaye) , le FAFPA( avec l’ex D.G. nommée par Iba N’diaye alors ministre de l’emploi), etc. Ce n’est pas tout.

Autre motivation de Makan Moussa de faire partir Soungalo  Traoré était de recruter Marcel Traoré, fils d’Abdel Traoré, secrétaire général au ministère de l’Emploi, nommé par Iba N’ diaye. Marcel Traoré a eu deux années de stage payé avant d’être embauché. Il va occuper la place de Keita, recruté sur recommandation de Makan. Keita va occuper le fauteuil de Niaré, le comptable. Qui, à son tour siègera en lieu et place de Soungalo Traoré. Et la boucle est bouclé

Source: Le Point

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