Affaire des chauffeurs emprisonnés depuis le vendredi dernier: Le Synacor dénonce un abus de pouvoir de M . Amadou Sissoko DG de WAGATI CONSULTING

L’affaire qui a fait le tour de Bamako avec le stationnement des gros porteurs sur les axes au niveau des bureaux de douanes de kouri, Mahinamine,  Diboli et Zegoua  livre ses secrets. A l’origine la société de M. Amadou Sissoko pour un présumé manquement au volume  des hydrocarbures à incarcérer certains chauffeurs. Mobilisés pour soutenir leurs compagnons détenus, les conducteurs ont bénéficié le soutien sans faille des responsables  de la Societé Soyatt pour  leur libération. Ici nous revenons sur cette affaire qui a mobilisé le monde des transporteurs des conducteurs en passant par les convoyeurs,  les apprentis et les différents syndicats du secteur.
Hier Mercredi s’est tenu un grand rassemblement au siège du Synacor (le syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali). Cette rencontre a enregistré la participation et adhésion de trois autres regroupements, à savoir la coordination, le Synaccr Benkadi et l’Association “l’union fait la force” ayant pour objectif de converger toutes les actions afin d’engager les négociations avec qui de droit pour obtenir sans condition la libération de leurs membres incarcérés à la MCA.
« La lutte continue jusqu’à la libération définitive de nos collègues privés de leur liberté », fustigeait un responsable dudit syndicat car, selon lui, la raison qui a conduit leurs collègues en prison n’en valait pas la peine.
Comme pour joindre le president du syndicat national des chauffeurs et conducteurs libres routiers du Mali qui s est confié à nos confrères du journal Le Pays sur ces termes ” Nos camarades ont été injustement arrêter et emprisonner ” avait souligné Adama Coulibaly  ‘’ils sont en prison, non pas pour parce qu’ils ont volé ou détourné un quelconque produit mais parce qu’il y’a eu un  constat de manquement au  volume du carburant’’.
En effet, selon un chauffeur qui a pris part au rassemblement, ‘’le manquement du volume d’un produit est le fait de constater une évaporation d’une quantité du produit sur le volume ambiant  durant le transport de ce dernier de l’embarquement au dépotage’’.
Suivant les explications de notre interlocuteur, ledit phénomène est courant en matière de transport d’hydrocarbures de gaz et de leurs dérivés.  Selon lui, cela relève de l’involontaire  et ne peut en aucun cas être à la charge du conducteur qui n’est qu’un employé.
« Partout dans le monde les textes prévoient ce genre de manquement », reconnait-t-il. « Une des dispositions reconnues par le bureau de Veritas, un service de facilitation du commerce et  inspection présent dans tous les ports des cinq continents, mais également par  l’Onap et les sociétés importatrices d’hydrocarbures reconnaissent tous l’  impossibilité d’effectuer le transport sur une distance parfois d’environ 1500km sans manquement au volume de produit », affirme un participant à la conférence.
Prenant en compte cet aspect, par ailleurs, il est instauré une marge de manquement qui varie selon la nature du produit, son volume et la distance à parcourir.
Un syndicaliste sous couvert de l’anonymat a soutenu dans ce sens que et se basant d’une décision de l’Onap que le manquement peut être toléré par les propriétaires des produits jusqu’à une certaine quantité allant de 250 à 300/l pour l’essence et de 200 à 250/l pour ce qui concerne le gazoil selon la capacité du camion citerne.
Revenant aux cas des chauffeurs, les conférenciers ont dénoncé un abus de pouvoir  de la part d’un certain Amadou Sissoko, responsable de la société Wagati Consulting.  Ce dernier, à en croire les conférenciers, semble être l’employeur par sous-traitance des chauffeurs au compte de la société Soyatt laquelle est propriétaire du produit. Cette affaire, selon un membre de Synacor, est une affaire qui n’engage en rien la Soyatt,  mais la société de M. Amadou Sissoko, le consultant et les chauffeurs.  Car, explique-t-il, le contrat est conclu entre ces deux parties pour assurer le transport de carburant de Soyatt.
Les faits
D’après nos informations,  depuis l’éclatement de cette l’affaire,  M. Sissoko reste injoignable, il a même délocalisé l’affaire,  qui juridiquement et territorialement devait être tranché en Commune VI au lieu de la  Commune I. Les raisons de ce brusque transfert restent floues ou seul M. Sissoko serait capable d’apporter plus d’éclairage.
Autre grande mesure, la deuxième  du genre, qui a été prise lors du rassemblement des chauffeurs, concerne l’arrêt systématiquement des activités liées au transport des hydrocarbures,  de la marchandise et même au transport des voyageurs à partir de jeudi 20 Août  jusqu’à la libération définitive et sans condition de leurs membres.
A l’origine de la présente arrestation, M. Sissoko Amadou, un pseudo consultation d’après Seydou Bocoum porte parole du Synacor , M Bocoum dira que M Sissoko  n’est pas à sa première tentative de faire arrêter et emprisonner des agents. Il l’a déjà essayé au niveau de l’entreprise GDCM de Modibo Keita,  toute chose qui a entraîné la rupture de ses relations contractuelles avec GDCM. Cette affaire de placement de chauffeurs par le bureau de M Sissoko au compte des entreprises est fortement critiquée par les responsables syndicaux qui pensent que le processus viole tous les droits des travailleurs et ces derniers sont toujours piégés par le fait qu’ils n ont jamais été assisté lors de la signature du contrat. A en croire M Bocoum , c est la guerre qui est déclarée entre le Synacor et M Sissoko qui a juré de combattre la faîtière et de l enterrer à jamais.
Au moment où nous metions sous presse cette information, M Souleymane Koumaré chargé de communication du Synacor  et ses collaborateurs  affirmaient avoir trouvé déjà la décision de mise en liberté provisoire de leurs agents par la grâce de Dieu. N’eut été la situation socio-politique du pays et l’inaccessibilité du procureur,  les agents auraient déjà recouvré leur liberté et regagner leurs familles.
Rappelons que lors de cette rencontre, les responsables du Synacor ont tenu à remercier et féliciter le sens élevé d’humanisme et d’ouverture d’esprit du Directeur général de Soyatt, qui depuis la détention de ses agents n’a ménagé aucun effort pour leur libération. La Soyatt selon un responsable du réseau depuis le début de l’affaire a affiché sa volonté pour une gestion à l’amiable de l’affaire et continue dans la même dynamique jusqu’à une issue heureuse au problème.
Et les responsables du Synacor d’accuser M. Sissoko d’être le seul responsable de la détention de leur collègue.  Le Synacor invite les entreprises à travailler dorénavant directement avec lui afin d’éviter de telle situation qui n’arrange ni les agents ni leur famille  encore moins l’entreprise.

SourceLe journal le Radar

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