Aéroports du Mali : l’ambition reste de mise en 2014

L’Établissement va s’efforcer de sécuriser et d’augmenter ses recettes tout en veillant à préserver la qualité du climat social.

AEROPORT_BAMAKO_SENOU

 

Leur situation est devenue globalement satisfaisante, elle pourrait être meilleure. Telle est la principale conclusion que les Aéroports du Mali (ADM) ont tiré de la 45è session ordinaire de leur conseil d’administration tenue mercredi dernier dans la salle des conférences de la direction générale à Senou. Les travaux étaient présidés par le président directeur général par intérim d’ADM, Daouda Dembélé, en présence des principaux administrateurs. A l’ordre du jour figurait l’examen du rapport d’activités au 31 décembre 2013 et du projet des activités et du budget 2014.

L’année 2013 a connu une timide reprise des activités aéroportuaires malgré une mauvaise conjoncture internationale et nationale. En effet, l’exercice écoulé a enregistré un chiffre d’affaires de 4,9 milliards Fcfa, soit un taux de réalisation de 99% par rapport à la prévision et une hausse de 12% en comparaison de 2012. Selon le président directeur général, ces résultats encourageants augurent de belles perspectives pour ADM à l’entame du programme d’activités 2014. Pour la présente année, les efforts seront en termes d’exploitation concentrés sur l’entretien et la maintenance des équipements aéroportuaires dans le souci de renforcer la qualité de services et de prestations. Concernant la sûreté et la sécurité aéroportuaire, l’ambitieux programme de mise en œuvre de la vidéosurveillance de l’aéroport international de Bamako/Sénou sera opérationnel avec la couverture de l’aérogare dans sa totalité. La certification de l’aéroport international reste une priorité de la direction générale, a rappelé Daouda Dembélé.

La nouvelle politique s’orientera aussi vers le renforcement des ressources extra-aéroportuaires tout en maintenant stables les ressources aéroportuaires. Le trafic passager devrait se maintenir, alors que le fret est appelé à continuer sa croissance. Il est aussi espéré une augmentation des mouvements d’avion avec l’intervention de la communauté internationale au Mali.

Pour réussir ce programme d’activités, le projet de budget 2014 se chiffre à hauteur de 8,3 milliards Fcfa en ressources, 6,8 milliards Fcfa en dépenses et 1,9 milliard en investissement. Ces chiffres sont réalistes lorsqu’on examine l’exécution du budget 2013. Les activités portant sur les banques d’enregistrement ont connu lors de l’exercice passé une réalisation de 167,9 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution de 92% par rapport aux prévisions et une baisse de 10% par rapport à 2012. Cette baisse s’explique par une faible utilisation des banques par les compagnies aéroportuaires. Avec un niveau de réalisation de 2,7 milliards Fcfa, soit 96%, la redevance des infrastructures aéronautiques et météorologiques a connu une hausse de 3% par rapport à la même période 2012.

Au 31 décembre 2013, la redevance fret d’un montant 174,4 millions Fcfa a connu un niveau de réalisation de 127% et une augmentation de 42% par rapport à la même période en 2012. Durant l’année 2013, les redevances aéroportuaires d’un montant 870,7 millions Fcfa, ont connu un niveau de réalisation de 89% et une augmentation de 15% par rapport à la réalisation de 2012 estimée à 755, 6 millions de Fcfa. Cette hausse est due à la signature de nouvelles conventions clientèles.

En terme de perspectives, malgré la situation économique fragile et la menace continuelle du territoire, de meilleures perspectives de trafic sont attendues pour l’exercice 2014. Cette prospective optimiste est soutenue par la mise en place de procédures d’amélioration de la qualité de service (certification de Bamako-Sénou et celle d’un système de gestion de la sécurité) et par une gestion plus renforcée en matière de sûreté, sécurité et de suivi de la qualité. Le morcellement et le bornage de la zone réservée par le Programme de développement intégré (PDI) permettront à ADM de continuer le développement de sa politique de pôle d’activités économiques. L’agglomération réservée aux activités des entreprises deviendra une véritable cité aéroportuaire très dynamique.

Selon Daouda Dembélé, le renforcement du système de recouvrement sera aussi d’une importance décisive. Le président directeur général insistera enfin sur le renforcement des capacités et sur la cohésion sociale, voire sur un consensus social durable au sein du personnel. C’est d’ailleurs pourquoi la direction a opté pour une politique de communication interne favorisant l’amélioration progressive du contexte de travail à travers un cadre de concertation et de dialogue social sur les sujets concernant la vie de l’entreprise.

Aéroports du Mali est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), doté de la personnalité morale, civile et disposant de l’autonomie financière. Il représente l’ensemble des installations (aérodrome, aérogare, atelier), nécessaires au trafic aérien. ADM gère neuf aéroports sur le territoire. Il s’agit de ceux de Bamako Sénou, de Kayes dag dag, de Nioro, de Yélimané, de Mopti Ambodédjo, de Tombouctou, de Gao et de Sikasso Dignan Gan.

C.A. DIA

Source: l’Essor

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

ORTM en direct