Accointance entre politique et religion au Mali : Le Chérif Haïdara « tacle » le gouvernement

La religion doit être un facteur d’union, de tolérance et de paix. En Islam, la reconnaissance et la croyance en un seul Dieu est la règle, un Dieu omnipotent, omniscient et miséricordieux. Mais le fondamentalisme religieux n’est pas un relais vers l’extrémisme religieux devant conduire au bannissement à tout prix. Et qui fait de l’homme un loup pour un autre homme, qui ordonne l’exécution de son semblable ou l’envoie au supplicier sous le vocable d’Allah Akbar la formule célèbre universellement reconnue ou consacrée par leurs auteurs qui se présentent comme des fans ou fous de Dieu et qui sont pressés que la guerre des religions commencent.

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La religion prônée par Mahomet est celle de la tolérance. Et sur ce chapitre, le Coran est formel, « on ne peut donner gratuitement la mort à son semblable ». Ces personnes qui se livrent à une telle barbarie sont plutôt des mécréants, bannissables. Elles doivent éviter d’assimiler l’islam à la violence et aux massacres. C’est pour cette raison que Chérif Ousmane Madani Haïdara a conseillé d’être vigilant.

Dans un entretien sur TV5 Monde, le prêcheur n’est pas allé avec le dos de la cuillère.

Pour Chérif Ousmane Madani Haïdara, c’est l’attitude coupable du gouvernement qui fait plus mal. Chérif lui prône la non violence et un islam tolérant et condamne la collusion ente politique et wahhabisme qui constitue l’une des nombreuses branches d’adoration divine.

Donc contrairement à ce que d’aucuns pensent, le Chérif s’inquiète de la montée du phénomène islamiste liée à la pauvreté dans notre pays.

L’argent des pays du Golfe permet-il d’acheter la conscience des Maliens ?

Chérif Ousmane Madani Haïdara est formel, « cette manne financière intéresse certaines personnes dans un pays pauvre comme le nôtre ».

Dans son raisonnement, Haïdara ne craint pas le wahhabisme en tant que tel, et ne s’insurge pas contre cette pratique religieuse, mais déclare qu’il a « peur de la position prise par le gouvernement qui privilégie un courant religieux par rapport à un autre ».

« Cela peut nous opposer » a t-il fulminé avant d’ajouter que l’adoration divine doit se passer dans la paix et le respect mutuel ». Là où Haïdara tacle le gouvernement, c’est lorsqu’il fait savoir que des religieux ont étalé leur position politique. Cette accointance entre la religion et la politique agace celui qui est considéré comme une référence en matière religieuse au Mali.

On se rappelle aussi que l’un des membres du Haut conseil islamique avait révélé que plus de 32 associations religieuses aident IBK et qu’il urge que le chef de l’Etat donne une aide conséquente à hauteur de ce soutien. Mieux, des informations font savoir que des sectes qui tuent au Mali sont démasqués. Est-ce la raison pour laquelle Haïdara a créé l’association des leaders spirituels du Mali ?

Pour Chérif Ousmane Madani Haïdara, cette création a pour but de sceller la paix, de perpétuer l’islam des ancêtres et de se respecter entre religieux, mais surtout de lutter contre ceux qui tuent leurs prochains.

Et à Haïdara de poursuivre : « Chaque association a sa place au Mali » Avant de conclure : « Je suis contre des courants qui disent : si tu ne penses pas comme moi, je te tue ».

Le Chérif va loin car c’est pour donner une bonne éducation à nos enfants qu’ils doivent être admis dans les écoles coraniques ou publiques. La seule finalité étant de ne pas se laisser tromper ou se laisser tenter par l’argent.

 

Issiaka Sidibé

Source: Le Matinal

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