Accident sur le pont de l’amitié sino-malienne: TELEPHONE ET EXCES DE VITESSE EN CAUSE

Un accident mortel, hier jeudi, tôt le matin a fait un mort sur le pont de l’amitié sino-malienne, le troisième pont de Bamako. La victime, une dame, se trouvait au volant d’une voiture immatriculée AS-1311-MD.

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Citant des témoins sur place, quelques minutes après le drame, le commissaire principal Eliad Mounkoro, chef du service prévention-circulation-routière de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) explique les circonstances de cet accident dramatique par l’usage du téléphone portable au volant et l’excès de vitesse. Selon l’officier de police, la conductrice, seule à bord, roulait à une vitesse excessive. Elle aurait ainsi perdu le contrôle du véhicule pendant qu’elle communiquait au téléphone. Quelques instants plus tôt, la victime avait quitté le rond-point général Soumaré, à Sotuba et se dirigeait vers le quartier Missabougou, sur la rive droite du fleuve. Roulant à tombeau ouvert, la voiture a, dans un premier temps, enjambé les obstacles en béton de la piste cyclable. Elle a ensuite plongé dans le fleuve, après avoir arraché le garde-fou sur plusieurs dizaines mètres. L’accident a entrainé un bouchon sur le pont pendant plus de deux heures durant lesquelles les véhicules roulaient sur une seule bande de la voie. Jusqu’à onze heures passées, la grue et les secouristes de la protection civile étaient à pied d’œuvre pour remonter le véhicule endommagé dans lequel était coincé le corps sans vie de la victime. Elle n’a pu être identifiée dans l’immédiat. Seule certitude : la victime est de sexe féminin et était seule dans la voiture au moment de la tragédie. Le commissaire principal Mounkoro a rappelé les conséquences qui peuvent découler de l’utilisation du téléphone pendant la conduite automobile. « L’usage du téléphone au volant est une infraction. Malgré les messages de sensibilisation des citoyens, il n’y a rien à faire. Les policiers qui tentent de l’interdire dans la circulation routière sont qualifiés, à tort, de zélés. Malheureusement, dans certains cas, c’est le médecin après la mort », a regretté notre interlocuteur. L’officier de police a pointé du doigt un autre problème : l’excès de vitesse dont raffolent les conducteurs, surtout sur ce pont. Le policier a demandé ainsi aux citoyens d’éviter de communiquer au téléphone lorsqu’ils sont au volant. Mais surtout de rouler à des vitesses moins excessives sur les routes. « Cela sauve de nombreuses vies humaines », a-t-il dit. Mh.TRAORé

 

 

Source: essor

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