Accès à l’eau potable : L’AMSCID ENTAME DES FORAGES DANS 12 LOCALITES DU CERCLE DE KITA

Pendant la saison sèche, les habitants de ces villages et hameaux filtrent l’eau de leur puits pour pouvoir la boire

eau potable robinet assainissementBouroukoum, Misseran, Folonidoun, N’tiekoun, Djiguibougouni, Mafintako, Barkayakoro, Sananbalé, Tignan, Garéla, Djerilani 1 et Djerilani 2 sont 12 villages et hameaux des communes Guénikoro et de Barkaya dans la commune rurale de Madina (cercle de Kita). Outre le manque de salles de classe, ces localités sont confrontées à des problèmes de santé et d’eau potable. Pendant la saison sèche, leurs habitants passent au tamis l’eau des puits pour pouvoir la boire. Aujourd’hui, ils sont obligés d’aller à Guénikoro, à 8 km de là, où un château d’eau leur permet de s’approvisionner en eau potable.

L’Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement (AMSCID) entend mettre fin à l’épreuve vécue par ces 12 villages et hameaux. Elle a procédé ce 1er novembre au lancement officiel de la réalisation de forages équipés en pompe manuelle pour chacun des villages et hameaux. Coprésidée par le sous préfet de Sébékoro, Youssouf Morba, et le président de l’AMSCID, Bassirou Diarra, la cérémonie de lancement des travaux des forages s’est déroulée à Sananbalé situé à 130 km de Bamako.
C’était en présence du logisticien de l’Association de coopération Vitry sur Seine, Roland Perroton, du directeur régional de l’hydraulique de la région de Kayes, Djoouro Bocoum et des autorités politiques, administratives, coutumières et traditionnelles du cercle de Kita et des 12 villages et hameaux.
Le projet de 12 forages est financé par l’Association Vitry-Mali à hauteur de 113 millions de Fcfa. Il consiste à conduire des études géophysiques, installer les équipements de 12 forages positifs, assainir, former des comités de gestion dans chacune des localités et assurer le suivi-contrôle des travaux. Les forages doivent atteindre entre 80 à 100 m de profondeur.
Les travaux qui démarrent le 15 janvier prochain seront exécutés par l’entreprise Sahélienne de l’énergie, de l’eau et du bâtiment « Seeba ». « L’eau potable est un remède pour les maladies. Avec de l’eau potable, il y a moins de maladies. Et la sécurité et la paix du pays sont garanties », a souligné le chef de village de Guénikoro, Malick Diakité. Rappelant que l’eau est une source de vie et que son importance n’est pas à démontrer, le maire de la commune rurale de Madina, Djigui Fané, a promis de prendre grand soin de l’ouvrage. Le directeur régional de l’hydraulique de la région de Kayes a, lui, confirmé que le projet de 12 forages était en conformité avec la stratégie nationale de l’alimentation des localités de notre pays en eau potable. Promettant aux habitants de toutes ces localités, de Guénikoro et Barkaya, la fin des pénibles corvées d’eau nocturnes, Djoouro Bocoum les a invités à constituer un fonds pour couvrir la réparation des forages en cas de panne.
Le sous préfet de Sébékoro a souhaité la mise en place d’une équipe ou d’un comité de gestion pour l’entretien des forages.
Le problème de l’eau, a relevé le président de l’Association malienne de solidarité et de coopération pour le développement, Bassirou Diarra, constitue l’une des contraintes majeures au développement économique et social des villages du Mali. C’est pourquoi, l’Association coopération Vitry-Mali a décidé d’appuyer la commune rurale de Madina en vue d’apporter de l’eau potable à un maximum d’habitants des villages et hameaux de Guénikoro et de Barkaya. Plus de la moitié des habitants des zones rurales n’ont pas accès à l’eau potable, ni aux services d’assainissement, a déploré Youssouf Morba.
L’administrateur a rappelé que l’ONU avait prévu en 2015 de réduire de moitié la proportion de personnes qui ne peuvent pas obtenir une eau potable et qui ne bénéficient pas d’un système d’assainissement de base. Dans le souci constant d’améliorer le cadre de vie des populations, les autorités maliennes ont fait de l’accès à l’eau potable l’une des priorités de leurs actions de lutte contre la pauvreté, a souligné le président de l’AMSCID. « Notre pays s’est engagé à assurer l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2025 conformément à la vision africaine. Selon le plan de renforcement de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales de notre pays, le taux d’accès à l’eau potable est de 49% et celui d’accès à l’assainissement est de 5% », a évalué le président de l’AMSCID. Bassirou Diarra a précisé que l’intérêt de son association et ses partenaires pour les initiatives nationales en matière d’hydraulique villageoise est de contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable.

S. Y. WAGUE

source : Essor

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