5ème réunion du groupe de suivi des donateurs : «Il n’y aura pas de Bruxelles II»

La 5ème et dernière réunion de suivi des recommandations de la conférence des donateurs pour le développement du Mali avec pour thème, «Ensemble pour le renouveau du Mali » s’est tenue le 17 février au Cicb. Etaient présents à l’ouverture des travaux, Modibo Keïta, Premier ministre du Mali ; Annick Giradin, Secrétaire d’Etat français au développement et à la francophonie ; Hamadoun Konaté, ministre malien de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord et du Commissaire européen à l’aide.

conférence reunion rencontre Bruxelles donateurs aide humanitaire développementPour le ministre Hamadoun Konaté,  le Mali vient de loin, il se relève lentement et sûrement de la crise politique et sécuritaire  qui l’a affecté en 2012. À ses dires, le Mali ne pourra conjurer définitivement cette crise qu’avec le soutien de la Communauté internationale.

Abordant le processus de négociations de paix en cours à Alger, il dira que l’engagement du gouvernement du Mali à poursuivre ces négociations s’inscrit dans un esprit constructif et inclusif afin d’aboutir le plus rapidement possible à la signature d’un accord de paix global et définitif, qui permettra au pays de se tourner vers des reformes institutionnelles nécessaires à la reconstruction d’un Etat de paix.

Pour la ministre française, l’objet de la présente conférence de suivi est de dresser un nouveau bilan, à savoir, d’une part, de la mise en œuvre des actions prévues dans le plan pour la relance durable du Mali engagé en 2013 ; et d’autre part, de faire un nouveau point de mise en œuvre des engagements des quelque 55 bailleurs bilatéraux et multilatéraux qui appuient, depuis deux ans, le processus de stabilisation et de redressement du pays pour un montant de plus de 3 milliards d’euros.

Selon elle, la France, ayant promis 280 millions pour deux ans, a tenu et même dépassé son engagement. Car, en fin 2014,  c’est plus de 310 millions d’euros qu’elle aura engagé en faveur du Mali. Encore qu’elle a tenu à rappeler que la France lancera deux projets concernant un prêt de 27 million d’euros en faveur du développement des territoires ruraux des régions de Ségou et de Tombouctou, d’une part et d’autre part, un projet de 13 millions d’euros dans le cadre du programme d’appui au développement social et sanitaire dans la région de Mopti.

Pour le Premier ministre, l’essentiel des 34 mesures du programme économique et financier a été réalisé par le gouvernement. Ainsi, il dira que le gouvernement a pris la décision de réaliser une fusion intelligente du programme d’actions du gouvernement, du plan de relance durable du Mali et du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté en vue d’aboutir à un document unique qui sera un référentiel pour toutes les politiques et stratégies de développement du pays. À l’en croire, dans un contexte de difficulté économique internationale, la conférence de Bruxelles a donné la preuve que c’est une gageure que de vouloir lever des fonds et boucler leur utilisation effective seulement en 24 mois.

À  la cérémonie de clôture des travaux, la ministre française dira que cette réunion est le dernier format et le processus lancé à Bruxelles se termine maintenant. Mais, elle tient à souligner que la France sera là pour épauler le Mali. Selon elle, sur les 3,3 milliards d’euros, 81% ont été engagés et souhaite pour l’occasion une transparence et une efficacité dans la gestion des fonds.

Pour le ministre Hamadoun Konaté, le montant des fonds mobilisés est de 2157 milliards, 76% décaissés ; 17% apportés à l’appui budgétaire et à des appuis sectoriels. Pour le ministre, il n’y aura pas de Bruxelles II, mais la refondation de l’Etat.

Sékou TRAORE (Source L’Oeil)

 

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