2 e jour des concertations sur la transition : Les acteurs se prononcent sur les TDR

Au second jour de la concertation nationale sur la transition, les débats ont été houleux dans les cinq groupes de travail mis en place pour cette occasion. La journée a été consacrée aux propositions sur la charte de la transition. Ces réflexions portent sur un document de huit pages élaboré par les experts commis à cette tâche par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

De nombreuses propositions ont été faites au niveau du groupe 1 pour améliorer le document. L’ancien ministre Zahaby Ould Sidi Mohamed a proposé de citer les organes de la transition et d’uniformiser le mode de désignation pour le président et le vice-président.

Le président du Parti pour l’action civique et patriotique (PACP) a proposé que le président de la transition soit un civil. Pour Niankoro Yeah Samaké, il faut respecter les engagements pris par notre pays qui est membre de la Cedeao.

Le gouverneur de Taoudeni, Abderrhamane Ould Meydou n’est pas de cet avis. Pour lui, les Maliens ont leurs propres problèmes et ce n’est pas la Cedeao qui viendra les gérer à leur place. Il pense qu’il faut donner le temps aux Maliens de les gérer.

L’ancien Premier ministre Moussa Mara a fait plusieurs observations. La première porte sur le rapport entre la charte de la transition et la Constitution. Selon lui, le document viole la Constitution.

Cheick Tidiane Sangho du Conseil national de la jeunesse (CNJ) abondera dans le même sens. Il a dénoncé plusieurs parties de la charte qui violent la Constitution.

Dans le groupe 2, Seydou Diakité a demandé qu’il y ait une enquête sérieuse de moralité pour tous ceux qui vont gérer la transition depuis le président. Modibo Doumbia propose de ne pas limiter l’âge pour le poste de président de la République afin d’éviter des problèmes dans l’avenir.

Au groupe III, le Comité d’expert a précisé que la charte ne supplante pas la Constitution du moment que la loi fondamentale n’est pas suspendue. D’après ces experts, elle accompagne la Constitution toujours en vigueur.

Point par point, les participants ont fait part des préoccupations tout au long de la journée. Mahamadou Diamoutani du Haut conseil islamique a demandé de mentionner les religieux dans le préambule de la charte.

Pour Cheick Oumar Ballo, en plus de sauvegarder l’unité nationale, la démocratie, la paix et la cohésion sociale, la justice doit être au centre du Mali nouveau. Mme Haidara Aichata Cissé, ancienne députée, a estimé qu’il est nécessaire d’ajouter l’organisation des élections générales aux missions de la transition.

Dieudonné DIAMA
Oumar Diakité

Source: Journal l’ Essor-Mali

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