1ère Assemblée générale du Collectif Cri de Cœur : L’organisation cherche des partenaires pour l’assistance juridique des victimes de viols au Nord

Le Collectif Cri de Cœur a tenu sa première assemblée générale, le samedi 09 mai 2015 à son siège face à la cité UNICEF. Une occasion pour l’organisation humanitaire de passer en peigne fin toute les violations des droits de l’homme au nord et ses activités menées depuis le début de la crise sécuritaire au Mali jusqu’à nos jours.

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C’est avec le cœur visiblement serré que  le président de Cri de Cœur, Almady Cissé a rappelé les événements douloureux du Nord du pays. Selon M. Cissé, ces événements tragiques étaient suivis par des pillages et le saccage de toutes les infrastructures notamment les hôpitaux et les CSCOM. Il a indiqué que ce sont les cris de détresse des femmes et des enfants qui les ont interpelés. Depuis sa naissance le 1er avril 2012, l’association a agi en organisant une campagne de collecte de dons composés de matériels médicaux, de vivres, a-t-il indiqué. Il faut le rappeler, cette première action de l’association à l’endroit des populations s’était  passée à un moment où il avait une détérioration totale de l’action humanitaire au nord mais aussi  une inaction visible de l’Etat et des partenaires sur le terrain. Selon le président, la crise se prolonge et amplifie le drame de la population prise en otage par des assaillants qui ne respecte ni la vie humaine encore moins le bien public privé ; créant une situation de terreur généralisée, sur fond de violation systématique des droits fondamentaux des populations : agression physique ; atteintes aux biens matériels ; assassinat, terrorisme. C’est dans ces conditions que le collectif avec courage a mis en œuvre des programmes touchant l’éducation, la sécurité alimentaire, eau hygiène assainissement etc. les femmes et les enfants ont été mis  surtout au centre des préoccupations suite aux enquêtes qui ont montré l’existence des troubles psychologiques. Le collectif a mis en place un centre de prise en charge psycho médical équipé de matériel où un psychologue s’occupe de la prise en charge-sociale et psychothérapeutique, un médecin qui s’occupe de la prise en charge et le suivi médical, une animatrice qui s’occupe de l’animation sociale, l’animation thérapeutique familiale, le suivi des enfants victimes de tortures et la réinsertion sociale. Selon le président, le centre a pris 360 femmes victimes. Il a indiqué que le Collectif cherche des partenaires afin d’assister juridiquement certaines victimes de viols qui demandent que justice soit rendue. Le Collectif, avec d’autres partenaires, a déposé auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de la commune III de Bamako, une plainte avec constitution de partie civile pour crime contre l’humanité et crimes de guerre au nom de 80 femmes et filles victimes de viols et d’autres formes de violences sexuelles, a dit son président.

Fakara Faïnké

 

source :  Le Républicain

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