10ème assemblée générale ordinaire de l’Association semencière du Mali : L’ASSEMA demande la suspension de la TVA à l’importation et à la revente des semences potagères – Elle déplore la lenteur dans le règlement des factures des semences subventionnées par l’Etat

 Femmes champ riz afrique

Créée en 2002, l’Association semencière du Mali (ASSEMA)  a tenu hier mardi 6 mai, à la Maison de la femme à Sabalibougou, les travaux de sa 10ème assemblée générale. L’ouverture était présidée par le Directeur national de l’agriculture, Moussa Camara en présence du président de l’ASSEMA, Mamadou Kayentao. Ce dernier a soulevé certaines contraintes qui entravent l’activité semencière  avant de solliciter du gouvernement des mesures incitatives au développement de l’industrie semencière dont la suspension de l’application de la TVA à l’importation et à la revente des semences potagères et l’allègement du mécanisme de règlement de vente des semences subventionnées par l’Etat. Créée en 2002, l’Association semencière du Mali (ASSEMA)  a tenu hier mardi 6 mai, à la Maison de la femme à Sabalibougou, les travaux de sa 10ème assemblée générale. L’ouverture était présidée par le Directeur national de l’agriculture, Moussa Camara en présence du président de l’ASSEMA, Mamadou Kayentao. Ce dernier a soulevé certaines contraintes qui entravent l’activité semencière  avant de solliciter du gouvernement des mesures incitatives au développement de l’industrie semencière dont la suspension de l’application de la TVA à l’importation et à la revente des semences potagères et l’allègement du mécanisme de règlement de vente des semences subventionnées par l’Etat.

L’Association semencière du Mali, composée de plusieurs sociétés et entreprises, des coopératives et producteurs semenciers, des ONG etc a pour objectifs de promouvoir les semences de qualité, de renforcer le partenariat public/privé, de développer l’industrie semencière et contribuer à la sécurité alimentaire. Selon le président de l’ASSEMA, certes le Mali possède une industrie semencière active, mais encore embryonnaire vu le faible volume des semences certifiées produites et vendues par rapport à l’immensité du potentiel qu’offre le secteur de l’économie rurale et périurbaine qui occupe près de 80% de la population active.

Mamadou Kayentao de souligner que le désengagement progressif de l’Etat des activités de production et de commercialisation des semences a été suivi par une implication tardive et timide du secteur privé dans la production et la distribution des semences de grandes cultures (mil/sorgho, riz, maïs, arachide, niébé, blé…). Ce qui constitue une difficulté majeure à l’épanouissement de l’ensemble de l’industrie des semences au Mali.

Il a cité certaines contraintes majeures à l’engagement effectif du secteur privé dans la production et le commerce des semences certifiées standards et hybrides au Mali. Il s’agit de l’insuffisance de formation, des difficultés d’expression des besoins en semences en temps réel, le manque de standards concernant les emballages de conditionnement, l’absence de cadre de concertation entre l’industrie des semences et les principales filières, la faible utilisation des semences hybrides, l’application de 18% de la TVA à l’importation et à la revente des semences, exception faite des semences de pomme de terre, de riz, de haricot et du maïs.

« Les contraintes citées sont nombreuses, mais aucune d’elles n’est insurmontable, vu l’engagement du gouvernement à faire de l’agriculture le moteur du développement économique » a affirmé Kayentao. C’est pourquoi, l’ASSEMA se prononce en faveur de l’avènement d’un environnement institutionnel incitatif à l’investissement privé national et étranger afin d’encourager la création de partenariats pour développer l’industrie des semences.

Les semences sont les premiers intrants

 » Ainsi, pour sécuriser davantage les professionnels du secteur semencier au Mali et contribuer à la lutte contre la pauvreté, nous prions les autorités de bien vouloir suspendre l’application de la TVA à l’importation et à la revente des semences potagères dont les principaux acheteurs sont parmi les couches les plus vulnérables, notamment les groupements de femmes en milieu rural et périurbain » a expliqué le président de l’ASSEMA. Il a déploré aussi la lenteur dans le règlement des factures de la vente de semences subventionnées par l’Etat. Ce délai est actuellement d’une année et cela pénalise beaucoup les acteurs du secteur. C’est pourquoi, ils souhaitent que l’Etat allège la procédure de règlement.

Aussi, l’association souhaite la création et l’introduction de variétés très productives, l’utilisation de variétés hybrides, l’application de l’étiquetage obligatoire pour tous les producteurs privés.

Le premier responsable de l’ASSEMA a aussi souligné que pour soutenir sa politique agricole, le Mali a un besoin sans cesse croissant en semences de qualité supérieure. Ainsi, les cinq principales espèces de céréales cultivées au Mali (mil, sorgho, riz, maïs et blé) ont un besoin en semences d’environ 45 000 à 50 000 tonnes par an. Sans oublier les cultures de  l’arachide, du niébé, les cultures maraîchères, le coton, la canne à sucre et enfin, le cheptel qui exige la production de semences de variétés fourragères plus productives afin de stimuler l’élevage intensif.

Le directeur national de l’agriculture, Moussa Camara  a affirmé la disponibilité de son service à accompagner la filière semencière. Car, dit-il, les semences sont les premiers intrants pour la productivité.

Au cours des travaux, l’assemblée générale a examiné les rapports d’activités et les rapports financiers 2012-2013, les prévisions 2014, le rapport du secrétaire permanent, approuvé  les nouvelles adhésions.

Youssouf CAMARA

 

source:L’independant

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