Transplantation et don d’organes : L’IMPLICATION DES JOURNALISTES SERA NECESSAIRE

Le Réseau international de transplantation d’organes en Turquie (The International Transplant Network Project) a organisé, du 7 au 9 septembre, à Istanbul, un atelier de formation sur la transplantation et le don d’organes destiné aux journalistes spécialisés dans le domaine de la santé.

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Cette formation qui a regroupé des journalistes de plusieurs pays, avait pour objectif de discuter des défis mondiaux en matière de transplantation et de don d’organes et partager les expériences des pays en développement. En effet, le Réseau entend s’appuyer sur les journalistes pour rendre évidente cette question de don et de transplantation d’organes, afin de mettre fin à la souffrance des malades.

A la cérémonie d’ouverture, le coordinateur du réseau, Eyup Khaveci, a déclaré que la transplantation et le don d’organes doivent être développés dans tout le continent.  Il a expliqué que le Réseau international de transplantation d’organes, est une structure non gouvernementale et à but non lucratif. C’est une plateforme qui regroupe des ONG universitaires et professionnelles.

Le Réseau vise, selon lui, à déterminer la situation actuelle du don et de la transplantation d’organes, à analyser les besoins, appuyer les progrès dans le domaine et renforcer ou accroitre les pratiques existantes dans les pays, pour une collaboration internationale soutenable. « La collaboration internationale est nécessaire dans ce domaine », a indiqué Eyup Khaveci, avant d’ajouter qu’  « il y a toujours un espoir si nous nous unissons ». C’est pour cela, a-t-il poursuivi, que dans la première phase de son projet, le réseau a formé 71 médecins de pays différents. « Cette fois-ci, il a invité les journalistes afin de les impliquer dans cette question de transplantation et de don d’organes, pour donner une seconde chance aux patients qui ont besoin de rein, de foie, de poumon  ou d’autres organes», a-t-il dit. Pour le coordinateur du Réseau, les journalistes ont un rôle prépondérant à jouer dans ce domaine.

Le chargé des affaires économiques, Mehmet Habbab, a, à son tour, indiqué que son pays est en train de devenir une vraie industrie de transplantation d’organes. « Notre politique, a-t-il souligné, est d’ouvrir notre potentiel au monde entier ». Il soutient que le système de santé turc a totalement changé avec de plus en plus d’experts disponibles. Les hôpitaux réalisent de grandes performances. « Nous œuvrons, chaque jour, à faire promouvoir notre système de santé et permettre à tout un chacun de se faire soigner dans notre pays », a déclaré M. Habbab. Il a ajouté que la priorité de son pays est de permettre à tout le monde de se soigner à un meilleur prix, dans un bref délai et dans de meilleures conditions.

METTRE EN AVANT L’ETHIQUE. A ce propos, le vice-président du conseil de la santé auprès du ministère de l’Economie et de la Santé, Genço Çetinkanat, a souligné que la Turquie est la 6ème destination des malades au monde pour plusieurs spécialités. Chaque année, le pays accueille des dizaines de patients qui viennent pour se faire transplanter. Dans ce domaine, a-t-il dit, la Turquie  se classe au deuxième rang après la Corée. Genço Çetinkanat a mit en avant la position géographique du pays mais aussi les coûts des opérations.

Dans la politique de don et de transplantation, les médias ont un rôle important à jouer. C’est ce que les spécialistes ont largement démontré au cours de la formation. En la matière, les médias peuvent non seulement avoir une influence sur les décisions des familles mais aussi sur la culture et la religion. Le Pr. Deniz Sezgin, communicateur en santé à l’Université d’Ankara, a démontré que c’est à travers les médias que la plupart des familles sont informées et sensibilisées. Ce qui veut dire que leur rôle est crucial.

Pour lui, la communication peut être à la base de plusieurs changements. Elle peut, non seulement, changer un individu mais aussi un groupe ou une communauté. Pour se faire, les médias doivent avoir une approche conséquente. Dans les articles sur la transplantation et le don d’organes, les journalistes doivent mettre en avant leur éthique, afin d’impacter positivement sur la décision de la communauté. « Les journalistes doivent bien informer le lecteur, construire la réalité sur la question, fournir des informations sur ce que ça représente dans le monde et, surtout, encourager les personnes à faire des dons d’organes », a-t-il conseillé. Dans ce cas, indique le professeur, les informations doivent êtres de sources sûres venant soit de vrais agents de santé soit des ONG. « Il faut surtout éviter le sensationnel, respecter la vie privée des patients et ne pas montrer de photos qui choquent », d’après les conseils du Pr. Sezgin.

F.NAPHO

Source : L’ Essor

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