Secteur de la santé : Confusion entre affairisme et syndicalisme

Depuis l’avènement de la démocratie, nous assistons à la profusion de centrales syndicales. Ces comités ont vu le jour dans tous les secteurs d’activités étatiques et privés. Les secteurs vitaux , telle que la santé semble être le plus pourri au Mali.

Dans un tel contexte, le comité syndical de l’hôpital Gabriel Touré a fait encore parler de lui à tort ou à raison. Certains le pointent comme la cause de la chute ou le limogeage de bien de directeurs. Dr Marie Madelaine Togo, Pr Siné Bayo, Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly, Dr Lanseni Konaté, Pr Samba Sow, Kassoum Sanogo, Pr Mounirou Baby jusqu’à l’actuel Directeur Général, Dr Abdoulaye Sanogo. Chacun d’entre eux a connu des moments très durs à la tête de cet hôpital tristement celèbre.
Certains points, faisant objet de revendications du comité syndical seraient en passe d’être des facteurs de souffrances ou sources d’aggravation des maladies des patients. L’état a fourni des efforts pour soutenir de ce CHU. Mais les indiscrétions sont alarmantes. Des équipements et des consommables de cette structure hospitalière se retrouveraient dans des cliniques privées.
Quelle forfaiture! Qui pourrait être à la base de ce sabotage national? Selon nos recoupements, des chefs de service sont censés rendre compte à la direction. Ce travail qui devrait être exécuté par les chefs et les autres agents n’est visiblement pas accompli à hauteur de souhait. « Chacun ne pense qu’à se remplir la poche et laisser les patients mourir sans soutien. Cet hôpital, jadis une fierté, serait en passe de devenir un mouroir national» regrette un chirurgien
Selon nos enquêtes, des syndicalistes, englués dans des pratiques peu orthodoxes, constitueraient un obstacle à la bonne gestion. Des sanctions contre des fautifs, de la part de la direction, trouvent une résistance de syndicatistes
Il est légitime de revendiquer mais surtout obligatoire de veiller sur les patients. « De nos jours, l’état a crée toutes les conditions pour la prise en charge des cas de démenus dans nos hôpitaux » confie un conseiller au département de la santé.
Le point d’achoppement concerne le reversement des contractuels de la santé dans la fonction publique. Cette intégration concernerait les finances, la santé, la fonction publique et la primature. Ce sont, d’après des témoignages, des syndicalistes sous menace de sanctions qui durcissent le ton pour obtenir ce reversement.
Source: Figaro du Mali

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