Santé animale : LA MINISTRE DE L’ÉLEVAGE ET DE LA PÊCHE OFFRE UN LOT DE VACCINS CONTRE LA FIÈVRE APHTEUSE

La fièvre aphteuse est une maladie virale et hautement contagieuse qui provoque des vésicules au niveau des muqueuses des animaux sans poils. La maladie crée des plaies notamment dans la bouche, les lèvres et le nez… Ainsi, elle provoque des pertes considérables chez les petits animaux. L’année passée, de nombreux cas de la maladie étaient enregistrés au Mali. Ce qui a causé d’importantes pertes économiques.

C’est pourquoi les faitières de la filiale bétail-viande ont réclamé le vaccin au gouvernement. Dans le but de satisfaire à cette revendication, le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Dr Kané Rokia Maguiraga a procédé, vendredi dernier, à la remise officielle du premier lot de ce vaccin à la direction nationale des services vétérinaires. L’événement qui a eu lieu au sein de la structure a enregistré la présence du directeur général adjoint de la direction nationale des services vétérinaires, Dr Boubacar Y. Kanouté, de deux porte-paroles des bénéficiaires, Sanoussi Bouya Sylla et Moussa Dicko et de nombreux acteurs du secteur de l’élevage. Ce premier lot de vaccin est composé de 31.000 doses. Il a coûté 46,8 millions de Fcfa au gouvernement. D’entrée de jeu, le ministre Maguiraga a affirmé que la protection sanitaire du cheptel constitue l’une des priorités de son ministère. Cette protection permet d’améliorer la production et la productivité animale. Parlant de la fièvre aphteuse, la responsable du département en charge de l’Elevage et de la Pêche a indiqué que la maladie a causé d’énormes dégâts sur le cheptel bovin laitier et les bœufs de labour au cours de la campagne pastorale et agricole 2018/2019. En outre, le Dr Kané a indiqué que cette maladie a notamment causé une réduction drastique de la production laitière chez la vache, un taux élevé de mortalité des veaux et la diminution de la force de travail des bœufs de labour. « Afin de minimiser le risque, ce premier lot sera utilisé de façon rationnelle sur les animaux sensibles de haute productivité et dans les zones, où les bœufs de labour sont fortement utilisés dans les travaux agricoles, a-t-elle précisé. Mon département est en contact avec d’autres partenaires à travers des projets et programmes pour l’acquisition d’une importante quantité de vaccin afin de faire face à l’ensemble des besoins.» Elle n’a pas manqué de remercier les vétérinaires privés et les titulaires du mandat sanitaire pour la réduction des frais liés à leurs prestations. Selon le DGA de la direction nationale des services vétérinaires, la seule manière de contrôler cette maladie est la vaccination. « La complexité de la fièvre aphteuse réside dans son virus qui est composé de sept stéréotypes (sous-variantes) », a-t-il précisé. S’exprimant sur leur rôle, il a indiqué que ceci consiste à identifier la variante qui circule sur le territoire malien et procéder à la demande de vaccin, car, notre pays ne possède pas d’unité de fabrication de ce vaccin. Se prononçant sur la fièvre aphteuse, le Dr Kanouté a révélé que le plan de surveillance de la maladie est en cours d’élaboration. Ce plan, selon lui, est sous-régional, car, toutes les autorités des pays voisins ont appréhendé l’impact de cette maladie sur le cheptel.
En ce qui concerne la remise du vaccin, le DGA s’est dit très content, car, la présente initiative témoigne de la considération que le ministère accorde aux demandes des acteurs du secteur. « Ils ont su prendre la bonne décision et au bon moment », a-t-il conclu.
Moussa Dicko, le premier porte-parole des bénéficiaires, a assuré que les éleveurs se réjouissent de l’obtention de ce vaccin, car, l’année passée, presque chaque éleveur a perdu des animaux suite à cette maladie. Pour lui, quand on investit dans les animaux, tôt où tard on en verra les fruits. Selon Sanoussi Bouya Sylla, le second porte-parole des bénéficiaires, ces doses de vaccin viennent à point nommé. Il a saisi l’occasion pour inviter la ministre à mettre en place un programme de lutte contre les maladies telles que la péripneumonie contagieuse bovine et la peste des petits ruminants.

Mariam F. DIABATÉ

Source: L’Essor- Mali

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