Prise en charge de la fistule : 30 FEMMES RETROUVENT LE SOURIRE

Mariam Koné est âgée d’une trentaine d’année. Elle vient de retrouver le sourire et surtout l’espoir de retrouver sa vie normale. C’est-à-dire ne plus vivre exclue de la société. Victime de fistule obstétricale depuis plusieurs années, Mariam Koné a bénéficié de la 4è campagne de prise en charge des  fistules obstétricales  et des complications liées à l’excision. Une campagne pilotée par le Programme national de lutte contre l’excision (PNLE) et soutenu par la CEDEAO. Pour la présente campagne, elles sont 30 bénéficiaires à être prises en charge et formées en technique de fabrication du savon.

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La cérémonie de clôture de ladite campagne a eu lieu samedi dernier à la Cité des enfants. Elle était  présidée par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Sangaré Oumou Ba en présence de la directrice du PNLE, Dr Guindo Yacine Gakou, d’un représentant de la CEDEAO, Moussa Dembélé et de plusieurs invités.

La directrice du PNLE a expliqué que la campagne 2016 a permis d’identifier 30 femmes et filles vivant avec la fistule ou d’autres complications de l’excision venant de différentes localités du pays. Durant un mois, les patientes ont été hébergées, traitées et suivies par les spécialistes de la santé, l’équipe du PNLE et la Cité des enfants. Ce qui a permis à la quasi-totalité des malades  de recouvrer la santé.

Selon la patronne du PNLE, la prise en charge intégrée est une stratégie porteuse de résultats. C’est pour cette raison que sa structure sollicite davantage l’appui du département et des partenaires pour sa poursuite. En effet, cumulativement aux soins, les patientes ont bénéficié d’une formation en saponification. Une activité qui leur permettra d’être plus autonomes. En plus de la formation, les bénéficiaires ont reçu un appui financier pour leur réinsertion.

Pour Mme Sangaré Oumou Ba, une chose est de prévenir le fléau, d’identifier les cas, une autre est de les traiter. C’est dans cette optique que  le ministère à travers le PNLE vient d’apporter son soutien en traitant 30 femmes et filles vivant avec la fistule et d’autres complications liées à l’excision.

Le ministre a saisi l’occasion pour expliquer que depuis plusieurs années, le PNLE en collaboration avec la société civile et les partenaires travaille auprès des communautés pour les informer sur les complications liées à la pratique de l’excision. Ainsi, chaque année un nombre important des femmes et files victimes des complications de l’excision sont identifiées à travers des séances de sensibilisation.

S’adressant aux bénéficiaires de cette campagne, le ministre les a exhortées à partager l’expérience qu’elles ont acquise en matière de saponification avec les femmes de leur communauté. Elles doivent aussi servir de relais pour aider les acteurs de la lutte contre l’excision à combattre le fléau.

Mariam Koné a, au nom des bénéficiaires, remercié les uns et les autres pour leurs prises en charge sanitaire ainsi que leur réinsertion. Elle a  évoqué le calvaire que vivent les femmes victimes de la fistule.  Précisons que la présente campagne a permis de prendre en charge 20 cas de fistules, 6 cas de prolapsus et 4 cas de complication d’excision.

M. A. Traoré

 Source : Essor
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