Mali : Politiciens pires que le CORONAVIRUS !

Certes la pandémie du Corona Virus a fait et continue de faire des victimes dans le monde. C’est pourquoi, depuis son apparition, de grandes mesures sont instaurées par les gouvernements du monde pour riposter avec la dernière énergie contre la propagation du virus. Cependant, il existe un virus incroyablement pire que celui du Corona : il s’agit du virus de la politique malienne qui, depuis des décennies, est en train de décimer l’existence collective pour ne faire plaisir qu’à une ultra-minorité de sangsues.

Depuis le renversement du régime Moussa Traoré, c’est la même minorité qui gère le patrimoine public et de la manière la plus calamiteuse qui soit, au détriment d’un peuple de plus en plus dépossédé de sa propre existence. Difficilement, vous verrez un politicien malien ne songeant qu’à servir le bien commun en lieu et place d’intérêts malhonnêtes et méprisables. Par la faute de cette classe politique vieillissante, le Mali est aujourd’hui la risée d’une bonne partie du monde, avec des espoirs d’un lendemain meilleur, en perpétuelles ruines.

C’est par la faute de cette même classe politique que des décisions de haut niveau ont été prises pour paralyser le système éducatif national ; c’est par sa faute si la corruption et la délinquance financière se sont institutionnalisées au point de s’ériger en mode de gouvernance ; c’est avec la complicité de cette même classe politique dolosive que l’Armée Malienne a été démembrée et asphyxiée au point de se retrouver aujourd’hui au plus bas de l’échelle régionale avec une capacité de résistance réduite à sa plus simple expression ; c’est, également, par la faute de ces politiciens venimeux que la culture de l’achat de conscience, instaurée dans les décombres d’une formation politique collective inexistante, a vu le jour au sein de la conscience populaire malienne comme « norme électorale exclusive ».

Aujourd’hui, après environ trois décennies de gestion publique, le Mali reste à la traîne avec une instabilité chronique comme résultat ultime de ces longues années de gouvernance assassine. Une école malienne sans avenir, une économie plombée par la corruption, une Justice au service du prince du jour, un outil de défense incapable de défendre le territoire national, des centres de santé systématiquement transformés en mouroirs, un destin national en perte criante de repère et une crise sociale et humanitaire croissante, tout ceci ayant jusqu’ici pour seuls responsables, nos dirigeants, sont pires que la propagation du Corona Virus au Mali.

Moulaye DIOP  

Source: Le Point du Mali

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