Lutte contre le VIH Sida : LA RIPOSTE DE BAMAKO

Faire de Bamako une ville sans sida, telle est la volonté du maire du district de Bamako, Adama Sangaré et de l’Association de recherche de communication et d’accompagnement à domicile des personnes vivant avec le VIH-Sida (ARCAD-sida Mali).

C’est dans ce cadre que l’association, en partenariat avec la mairie du district de Bamako et l’ONU Sida, a organisé une campagne de dépistage dans les communes de Bamako. L’initiative se veut une réponse pour accroitre l’accès de la population au service de dépistage du VIH et plus particulièrement les femmes et les jeunes. L’objectif est de dépister au moins 1000 personnes dans chacune des trois communes choisies et mettre en lien 100% des personnes dépistées séropositives avec les soins. La campagne a été lancée, vendredi dernier, par le maire Adama Sangaré devant la mairie de la commune III.
La directrice exécutive d’ARCAD Sida Mali, Mme Dembélé Bintou Keita, a soutenu que les acteurs de la lutte contre ce fléau ont compris qu’ils devraient fédérer leurs efforts avec l’appui des acteurs nationaux et internationaux afin de sensibiliser et protéger notre jeunesse. Pour elle, cette initiative permettra donc de faciliter l’accès au service de santé adaptée aux besoins des jeunes et à intensifier la sensibilisation sur le VIH et le Sida dans la ville de Bamako. Mais pour ce faire, elle estime que les acteurs des communautés doivent être au centre de leur stratégie. Durant une semaine, les équipes mobiles se rendront dans les écoles, les marchés et même dans les domiciles pour dépister un grand nombre de population.
La directrice pays d’ONU Sida, Mme Ndimira Nsabimana Félicité, a déclaré que cette campagne s’inscrit dans les priorités du plan de rattrapage du Mali car il s’agit de dépister au moins 3000 personnes. Elle a souligné que ces plans de rattrapage ont été initiés dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre afin d’accélérer la riposte au sida et de prévenir une résurgence de l’épidémie du VIH dans nos sous régions respectives. La directrice demeure convaincue que le Mali peut aller très vite, car le pays dispose de suffisamment d’expertises, d’outils et de structures sanitaires pour y arriver. Cependant, elle invite le pays à une grande mobilisation pour renforcer la coordination et l’utilisation de toutes les expertises et tous les outils afin que nous puissions être au rendez-vous de 2020, puis à celui de 2030 avec la fin du sida. Le maire dira que cette campagne sera d’une grande utilité dans le système de prévention et de prise en charge des personnes infectées. Elle permettra également de mettre l’accent sur les défis à relever, notamment pour ce qui est de l’offre de services de dépistage pour faciliter la mise sous traitement au besoin, afin de rompre la chaine de transmission. Pour Adama Sangaré, cette maladie est un véritable problème de société qui interpelle tout un chacun et exige un engagement citoyen et une appropriation des actions de dépistage pour lutter contre le Virus.
Fatoumata NAPHO

 

Source: Essor

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