LUTTE CONTRE LA MORBI-MORTALITE POSTOPERATOIRE: Le département de chirurgie du CHU G.T s’engage !

Après une période d’arrêt des activités du  staff hebdomadaire, une activité d’enseignement à caractère scientifique, suite au décès du Professeur Gangaly Diallo, ce vendredi 10 janvier 2020, le Directeur Général de l’hôpital Gabriel Touré, le Professeur Mounirou  Baby a annoncé la reprise des activités de ce staff. Lors de cette rencontre hebdomadaire, le Pr. Pierre Adégné Togo, au nom du département de chirurgie, dirigé Pr. Mohamed Keïta, a fait un brillant exposé sur les causes de la morbi-mortalité au CHU-Gabriel Touré et proposé des pistes de solutions.

 

Ce staff hebdomadaire est une initiative du feu Pr. Gangaly Diallo qui regroupe les départements suivants: la chirurgie, la Gynéco- Obstétrique, d’Anesthésie-Réanimation et la Médicine d’Urgence. Au menu de ce staff : « la réduction de la morbi-mortalité postopératoire ». Un thème qui cadre parfaitement avec le volume de ce grand département dont le feu Général Gangaly Diallo fut le chef jusqu’à sa disparition. Connu par son volume d’activité très élevé, le département de la chirurgie  regorge en son sein plusieurs services: la chirurgie générale, l’urologie, la  traumatologie, l’ORL, la neurochirurgie et la chirurgie pédiatrique.

Compte tenu de l’évolution de la population et aussi les maladies chirurgicales multiples, le chef de service de la chirurgie générale, le Professeur Pierre Adégné Togo, a fait un brillant exposé ce jour. S’adressant à l’ensemble des participants (médecins, étudiants, infirmiers et personnel administratif), le professeur dira que pour faire face à ce défi majeur, s’interroge ainsi: “Quel management pour HGT “?

Un exposé qui a permis de donner des éclaircissements aux participants. Selon le Pr. Togo, malgré l’utilisation des techniques de moins en moins invasives et de plus en plus performantes afin de réduire la morbi-mortalité pré et  post opératoire, les complications  demeurent un problème important en chirurgie. Cela a été révélé par une étude menée au CHU Gabriel Touré, portant  sur 300 patients opérés (toutes spécialités confondues). En 2018, la mortalité  a été de 5% et  la morbidité de 18%. Ces taux de complication sont trop lourds et doivent être réduits. Selon le Pr. Togo l’arbre ne doit pas cacher la forêt.

A l’en croire, l’analyse de ces complications révèle les facteurs suivants :

1 Le nombre élevé de patients fragiles parmi les personnes opérées. Cet aspect est lié à la prise en charge des cas moins graves dans les CS-Réf.

  1. Les pathologies chirurgicales graves (Cancer malformation et traumatisme graves)
  2. Le taux élevé de besoins non couvert en réanimation et en kinésithérapie.
  3. Les conditions d’hygiène au sein de l’hôpital.
  4. Le non-respect des mesures d’aseptise par les praticiens.
  5. Les problèmes de communication entre les membres.

Pour diminuer le taux de mortalité et de morbidité

Pour diminuer le taux de mortalité et de morbidité, Pr. Togo Adégné recommande, entre autres :

-Extension et équipement du service de réanimation et formation du personnel

Extension et équipement du service de Kinésithérapie et formation du personnel

-Opérationnalisation du comité thérapeutique

-Renforcement du comité d’hygiène

-Respect de règles  d’hygiène et des mesures d’aseptise dans les unités d’hospitalisation de    chirurgie et spécialités chirurgicales.

-Elaboration de protocole standardisé pour la gestion des malades (Préparation du malade, Syndrome de sevrage, nutrition des patients en chirurgie, Prévention des Maladies

-Thromboemboliques, technique chirurgicales)

-Formation régulière des agents en sondage vésical (avec des microfilms)

-Implémentation de la Check-list pour améliorer la communication au bloc.

CC/ HGT

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