Journée mondiale de la lutte contre le sida : La directrice exécutive de l’ONUSIDA rend hommage aux organisations communautaires

Le monde entier a célébré le 1er décembre la Journée mondiale du Sida. Une occasion saisie par Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA, pour réitérer son engagement dans la lutte contre cette maladie. La première responsable de l’ONUSIDA a également salué l’implication de tous les partenaires, mais plus particulièrement celle des organisations communautaires qui sont aujourd’hui « le meilleur espoir pour mettre fin au Sida ».  

Dans son message publié dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le sida, la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima s’est réjouie de l’avancée significative dans le traitement et la lutte contre le VIH sida dans le monde. Elle a vivement salué l’effort des partenaires nationaux et internationaux qui donne aujourd’hui de l’espoir, à ce combat acharné contre le SIDA. En plus des onze institutions des Nations unies dont l’ONUSIDA conjugue les efforts, Winnie Byanyima a mis l’accent sur le soutien inestimable des organisations communautaires qui œuvrent de façon à accomplir l’engagement de l’ONUSIDA à mettre un terme à l’épidémie du Sida d’ici l’horizon 2030, parallèlement aux objectifs du développement durable. Dans un rapport publié pour la même circonstance, l’ONUSIDA s’est félicité de la passion et l’expérience des communautés qui inspirent et guident l’organisation onusienne de lutte contre le sida, pour donner vie à un nouveau mouvement intégré. Étant définies comme de personnes vivant avec le VIH et affectées par le virus ainsi que les équipes d’éducation issues de leurs rangs, les communautés sont composées d’équipes de conseil, de professionnels de la santé et aussi des prestataires de service à domicile et les organisations de la société civile. Selon le rapport, se sont, elles qui ouvrent la voie pour que la riposte du sida ne perde jamais son actualité, tout en plaçant cette riposte au sein du contexte plus large de la santé du développement des droits humains et de l’égalité des sexes. S’agissant du rôle des états, la patronne de l’organisation onusienne de lutte contre le sida a indiqué que la responsabilité des États n’est nullement remplaçable, c’est pourquoi elle a tenu à rappeler l’engagement des pays,à ce que 30% minimum des services liés à VIH soient fournis par les organisations communautaires. Et également, allouer 6% de tous les financements dédiés au VIH, à la mobilisation des communautés, afin de promouvoir les droits humains et de modifier les lois entravant l’élimination du sida.  Winnie Byanyima estime qu’ « avec une organisation communautaire ouvrant la voie et les gouvernements tenant leurs promesses, alors, nous mettrons fin au Sida ». Par ailleurs elle a exhorté les gouvernements à créer les bonnes conditions pour que les acteurs de cette cause puissent travailler au mieux, sachant que défendre les droits humains et affronter les discriminations, la criminalisation et la stigmatisation n’est pas sans risque aujourd’hui.  Dans le rapport, l’ONUSIDA s’engage avec les communautés à améliorer les règlementations et les programmes, aide les sociétés civiles à jouer un rôle de partenaire dans les ripostes nationales au sida et à demander des comptes aux gouvernements sur la fourniture de services de prévention, de traitement, de soins et d’aide liée au VIH, aux personnes vivant avec le VIH et touchées par le virus.

ISSA DJIGUIBA

 

LE PAYS
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