Grève à l’hôpital Gabriel Touré : un gros caillou dans les chaussures de la Transition

Le Comité syndical du Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré, l’hôpital le plus fréquenté de Bamako, observe depuis le mardi 20 octobre 2020, une grève de 3 jours, qui a fortement paralysé les activités au sein de ce centre de santé, où seulement le service minimum était respecté, excepté les Urgences qui fonctionnent en plein temps.

Cette énième grève du personnel de Gabriel Touré, qu’il faut circonscrire à temps, rappelle celle de 2017 qui a duré plus de 100 jours avec de nombreuses victimes, et suscite inquiétudes et ennuis chez les malades et accompagnants.

En effet, le Comité du Syndicat a déposé depuis le 5 octobre 2020 un préavis de grève de 72 heures qui porte sur 13 points de revendications, à savoir : Le payement intégral et sans délai des arriérés d’émoluments du personnel bi appartenant et intégrer lesdits émoluments dans leurs salaires en application du Procès-verbal de conciliation du 16 avril 2017 relatif au préavis de grève illimitée du 15 février 2017; le remboursement intégral et sans délai des primes de fonctions spéciales prélevées sur les salaires du personnel bi-appartenant, le payement intégral et sans délai à l’INPS des arriérés de reversement de quote-part de (l’AMO des allocations familiales) pour le personnel contractuel, la nomination d’un régisseur de recettes au niveau du Bureau des entrées dont le poste est vacant depuis bientôt un an, l’assainissement et l’aménagement de la devanture et des alentours immédiats de l’hôpital afin de rendre fluide la circulation et l’accès facile aux patients à l’enceinte de l’hôpital, l’aménagement des systèmes d’évacuation des eaux usées et d’écoulement et le renforcement l’hygiène dans la cour, les salles d’hospitalisation et les locaux de prise en charge des patients et de travail du personnel.

Autres doléances : diligenter la réhabilitation des blocs opératoires des urgences chirurgicales ainsi que celui du service ORL, réparer les deux salles d’hospitalisation de la Pédiatrie fermée depuis plus d’une année ainsi que la salle de réanimation adulte, améliorer les conditions de garde du personnel, notamment au niveau des salles de garde et de la restauration, réorganiser le fonctionnement des guichets « AMO » pour faciliter la prise en charge des agents socio-sanitaires, rendre effective la prise en charge gratuite des soins médicaux et du médicament pour le personnel socio-sanitaire assujetti à l’AMO, conformément aux engagements, parachever le processus d’intégration dans la Fonction publique de l’État du personnel contractuel payé sur ressources propres dont le processus a commencé tout en tenant compte de la situation administrative actualisée des agents à intégrer et en régularisant celle de ceux déjà intégrés et enfin exécuter, en vue de leur extinction définitive, les différents protocoles d’accords signés entre le département de la Santé et le Comité syndical du CHU-Gabriel Touré.

En tout cas, certes, il est vrai que ces doléances ne datent pas d’aujourd’hui, mais leur entière et immédiate satisfaction serait un gros caillou dans les chaussures des autorités de la transition qui doivent, néanmoins faire tout pour trouver des solutions aux différentes grèves qui sont sur leur table. Car on se rappelle des conséquences de la grève illimitée que les médecins ont observée en 2017.

Seydou K. KONE

Source : Bamakonews

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