Etude formative sur la gestion de l’hygiène menstruelle auprès des adolescentes L’amélioration des connaissances sur les principales barrières désormais engagée

Les résultats de l’étude formative sur la gestion de l’hygiène menstruelle auprès des adolescentes ont été restitués au cours  d’un atelier. Cette étude   a été réalisée par l’Unicef en partenariat avec WaterAid dans les régions de Mopti et Koulikoro. La rencontre se tient à l’hôtel Onomo.

Les résultats de l’étude formative sur la gestion de l’hygiène menstruelle auprès des adolescentes contribuera à améliorer l’éducation au Mali  par l’intégration effective de l’accès à l’eau,  l’hygiène et l’assainissement  (l’AEPHA) et de la gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) à l’école.

A l’ouverture des travaux, le représentant adjoint de l’Unicef au Mali, Felix Ackebo, notera que le sujet  touche  chaque fille au Mali. Toutes les filles au Mali sont concernées par cette question. Face aux défis à relever, dit-il, l’Unicef, dans son plan d’action genre fait de la gestion de l’hygiène menstruelle l’une de ses priorités dans  l’autonomisation des filles adolescentes.  Il a certifié que l’étude dont les résultats seront partagés rentre dans le cadre de la feuille de route validée par  l’ensemble des partenaires intervenant dans ce domaine. Et cela à travers la mise en place de la plateforme nationale pour la promotion de la gestion de l’hygiène menstruelle. Pour lui, il s’agit d’une recherche formative dans les régions de Mopti et Koulikoro pour améliorer les connaissances sur les principales barrières pour une meilleure gestion  de l’hygiène menstruelle avec comme principales cibles les filles en âge scolaire. Il informera qu’à la suite dudit atelier, l’Unicef en partenariat avec Wateraid accompagnera le ministère de l’Education nationale  à la mise en œuvre dans 50 écoles des régions de Mopti et Koulikoro d’un projet pilote  d’eau, d’hygiène et assainissement avec un volet gestion de l’hygiène menstruelle, intégrant les recommandations  de l’étude, bénéficiant ainsi à  5 200 filles et 5 700 garçons.

Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, M. Kinane Ag Gadeda, dira que cette étude se tient alors que dans le monde environ 800 millions de femmes et filles sont confrontées à la gestion de leurs menstrues. Il a signalé que 30% des filles dans le monde  ne disposent pas de toilettes adéquates et de nombreuses autres doivent faire face à des obstacles culturels et sociaux pendant leur menstruation. Au Mali, il fera savoir que 0,71% des écoles disposent d’options pour l’élimination des matériels utilisés pour la gestion des menstruations et 2,13% des écoles observent une augmentation des jours d’absence d’école pour les filles en âge de puberté. Pour inverser cette tendance qui affecte la qualité de l’éducation, Kinane Ag Gadeda, a rappelé que son département s’est doté d’un plan stratégique  eau, hygiène et assainissement en milieu scolaire.  » Il a accordé une place prépondérante à la gestion hygiénique des menstrues en milieu scolaire tant par la réalisation des infrastructures que par le renforcement des capacités ainsi que des sessions d’orientation des élèves » a indiqué    l’orateur.

La consultante dira que les résultats de l’étude tournent  autour du manque d’hygiène et d’assainissement, de la  dégradation de l’état des toilettes dans certaines écoles. A cela s’ajoute un problème d’adéquation et de sécurité, avec des portes qui laissent trop d’ouverture et ne respectant pas l’intimité ainsi que l’absence d’équipements. Toutes choses qui font que des filles évitent les latrines des écoles ou du moins s’absentent souvent pendant des heures de cours afin de trouver un endroit pour se soulager.

Ramata Tembely

Source: l’Indépendant

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