Coronavirus : Un business biscornu autour des masques

Il y a plus d’un an, que le Coronavirus faisait son apparition dans le monde. Une pandémie à moult péripéties, qui a bousculé les activités économiques. Au Mali, les secteurs formels et informels ont été considérablement impactés. A côté de ce marasme économique, un business lucratif s’est créé à travers la fabrication et la vente des masques. Certains jeunes s’en frottent les mains.

L’apparition du Covid 19 a changé les habitudes dans le monde. Le port obligatoire du masque dans certains lieux publics étant l’un de ces changements, a créé un business qui prend de l’ascenseur. Car, le masque pour se protéger contre les poussières qui se vendait à 200 FCFA ou 300 FCFA, est cédé maintenant, coronavirus oblige, à 500 FCFA voire plus.

De ce fait, plusieurs jeunes se sont lancés dans la fabrication et la vente de cet accessoire qui est devenu une « exigence » par les circonstances sanitaires du moment.

Une activité florissante qui a permis à ces jeunes de mener une activité lucrative qui leur permet non seulement d’éviter le sédentarisme, mais de se faire une économie insoupçonnée.

C’est le cas de Modi, un jeune apprenti couturier. « Cela fait 8 mois que je fabrique des masques avec les petits coupons de Wax de l’atelier. Par semaine, je fabrique en moyenne 100 masques. Pour les commercialiser, je les distribue à mon frère et un cousin, à 250 Fcfa l’unité. Si la vente est bonne dans la semaine, je gagne 20 000 FCFA ou plus » indique-t-il.

De l’autre côté, à Kalaban Coura, devant une Agence Ecobank, nous avons rencontré un autre jeune vendeur de masques. Il confie y exercer son commerce de masque chaque jour de 8 h à 16 h 00 avec des recettes enviables. « Avant, je vendais mes masques sur les intersections, aux feux tricolores. Mais un beau jour, de passage, j’ai été interpellé par un client de l’agence (banque). Et depuis, les clients ne cessent d’accourir vers mes masques. Je suis ici et ça marche bien depuis. Je peux gagner plus de 5 000 FCFA par jour. Et je peux affirmer que c’est grâce à la rigueur de l’agence qui n’accepte pas un client sans masque. En tout cas, je remercie Dieu, car avant la covid 19, je n’étais qu’un petit mendiant. Si le coronavirus a fait le malheur de certains, il a fait le bonheur d’autres » se console l’ancien talibé, converti en vendeur de masques.

Adam DIALLO

Source: Bamakonews

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