Campagne nationale sur la planification familiale : “la planification familiale ne veut pas dire stériler, ni limiter les naissances, mais espacement idéal des naissances”

C’est en substance, ce qui ressort d’une conférence presse animée sur la Planification familiale (PF) en prélude au lancement de la 13è édition de la campagne nationale sur la planification familiale.

pr samba ousmane sow ministre sante hygiene publique

C’était mercredi 23 août à la salle de conférence du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

Le lancement de la 13e édition de la campagne nationale sur la planification familiale est prévu ce jeudi 24 août sur toute l’étendue du territoire national. À Bamako, la cérémonie de lancement sera coprésidée par le ministre de la Santé et et de l’Hygiène publique, Pr. Samba Sow en présence de la Première dame, des membres du gouvernement et des partenaires techniques et financiers.

En prélude au lancement, les acteurs de la PF au Mali ont animé, le 23 août, une conférence de presse au cours de laquelle il a été question de l’importance de la planification familiale pour le bien-être des familles et pour le développement du pays. La conférence était animée par Dr. Boré Saran Diakité, chef de division de la santé de la reproduction à Direction nationale de la santé ; Mme Kéita Oumou Kéita, ancien point focal de la PF au Mali ; et par Mme Kéita Fadimata Tall,  de la division de la santé des adolescents.

Pour cette 13è édition de la campagne sur la PF, l’accent est mis sur le rôle de  la jeunesse. Le thème retenu est ” l’engagement des jeunes pour la planification familiale est un soutien pour l’atteinte des objectifs des dividendes démographiques”.

Il s’agit au cours de cette  campagne d’informer,  sensibiliser et convaincre les jeunes à pratiquer la planification familiale afin de minimiser les “problèmes juveniles” qui ont pour noms : mariages précoces, grosses précoces ou grossesses indesirées…

Le Mali a adhéré à la politique de la planification familiale il y a des décennies mais le taux de sa pratique est toujours en deçà des attentes. Avec environ  un taux de 10%, le Mali tient la quête du peloton des pays membres du “partenariat de Ouagadougou sur la PF”.

“Ce faible taux, serait dû au contexte socioculturel qui n’est pas favorable à la PF, à l’analphabétisme et aux fosses rumeurs qui circulent sur la PF. Il faut que l’on soit claire, le Mali est pronatiste, c’est dire qu’il n’est pas partisan de la limitation des naissances, mais il est favorable à l’espacement des naissances qui est l’objectif recherché par la PF. Contrairement à ce que certains pensent,  la PF n’est pas là pour stériliser les femmes ou limiter les grossesses mais pour  les espacer idéalement pour une meilleure santé des femmes et  le bien-être  des familles”, a expliqué en substance, Dr Boré Saran Diakité, de la Direction Nationale de la santé.

L’ancien point focal, Mme Kéita Oumou Kéita, d’ajouter que ” les produits de la PF ne rendent pas stérile les femmes. Mais très souvent, certaines personnes planifiées peuvent être infectées par des IST qui n’ont rien à voir avec la planification. Ces infections mal traitées peuvent rendent stérile”.

Pour les conférencières, la PF peut jouer un grand rôle dans la résolution des problèmes juveniles. Au cours de cette 13è campagne de la planification familiale, il est prévu une caravane de sensibilisation pour sensibiliser le maximum de jeunes sur les bienfaits de la planification d’abord pour eux, mais aussi pour l’ensemble du pays. Aussi, des offres de services sur les méthodes de la PF seront  disponibles dans tous les centres de santé durant la campagne.

Abou Berthé          

 

La rédaction

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *