Agence nationale d’assistance médicale : Le RAMED couvre 430 communes

La 16è session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence nationale d’assistance médicale a eu lieu, vendredi dernier, à la Maison des aînés de Bamako. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le conseiller technique Sékou Dembélé, qui représentait le ministre de la Santé et des Affaires sociales, en présence des administrateurs.


A l’ordre du jour de la session, le procès-verbal de la 15è session, l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la 15è session, le rapport financier 2019 à mi-parcours, la délibération sur le projet de manuel de procédures administrative, comptable et financière de l’ANAM.
Au cours du premier semestre 2019, sur une programmation de 49 activités dans le plan de travail annuel, 48 ont été réalisées. Concernant les dossiers enregistrés, ceux-ci étaient au nombre à 49.746 à la date du 30 juin 2019 contre 68.103 pour l’année 2018. Sur 50.000 programmés, 34.822 dossiers ont été remboursés. Parmi ces dossiers, 936 concernent les blessés de guerre dont la gestion se fait en collaboration avec la direction centrale des services de santé des armées et les structures de soins de santé (hôpitaux et CSREF).

En collaboration avec les structures déconcentrées du ministère de la Santé et des Affaires sociales, 1217 personnes déplacées internes ont été enregistrées dont 389 malades d’hydrocèle et d’éléphantiasis enrôlés dans le cadre de la convention ANAM-PPMTNS, 34 victimes de violences sexuelles identifiées par la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR), quatre pupilles de l’Etat en collaboration avec l’ONAPUMA (Office national des pupilles du Mali). Concernant l’immatriculation, il a été enregistré 84.370 nouveaux bénéficiaires sur une prévision de 325.000. Ce qui porte le nombre à plus de 630.000, soit un taux de réalisation de 76,36% du groupe cible global de l’ANAM.
Pour ce qui concerne les difficultés, le service a été confronté, entre autres, au retard accusé dans la mise en à disposition dans les délais des ressources de l’Etat, aux difficultés de mobilisation de la contribution des collectivités territoriales au financement du RAMED (Régime d’assurance médicale), au coût élevé de la prise en charge des blessés des conflits armés et/ou des catastrophes et l’accroissement de leur nombre. L’ANAM est confrontée aussi à l’insuffisance de logistique (véhicules) pour la réalisation des activités opérationnelles et au non-respect de la pyramide sanitaire par les bénéficiaires, etc. Selon le conseiller technique Sékou Dembélé, le RAMED couvre aujourd’hui 430 communes dans notre pays. Ce qui représente une couverture nationale de 61,16%. Le représentant du président du conseil d’administration a ajouté que ces résultats ont été atteints grâce aux implications des Associations de santé communautaires (ASACO).

Siné S. TRAORE

Source: L’Essor-Mali

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