Adoption au Mali du Régime d’assurance maladie universelle

Le Mali se dote d’un régime d’assurance maladie universelle, ambitionnant une rapide mise en place d’une couverture maladie universelle. Ainsi le gouvernement a adopté le projet de loi le 20 juin entérinant un projet discuté depuis des années.

 Le conseil des ministres du mercredi 20 juin a adopté le projet de loi portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). «L’institution du régime d’assurance maladie universelle vise à défragmenter les dispositifs de couverture du risque maladie existants en vue d’offrir à l’ensemble de la population malienne un régime d’assurance maladie unique qui couvrira toutes les catégories sociales par des mécanismes plus adaptés» a ainsi précisé le gouvernement au sortir du conseil des ministres.

Ainsi le système de santé malien se structure au gré des réformes. La mise en place du RAMU intervient après l’évaluation de la mise en place de l’assurance maladie obligatoire (AMO), après la création du régime d’assurance médicale, ainsi que les mutuelles de santé. Et c’est dorénavant 2,2 millions de personnes sur un peu plus de 18 millions, soit 12% de la population totale qui sont couvertes par le système de santé. «Cette couverture reste faible en raison de la fragmentation des mécanismes et de la disparité des services couverts» ont indiqué les autorités de santé. «L’institution du régime d’assurance maladie universelle participe de l’atteinte des objectifs de développement durable de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en matière de couverture sanitaire» précise le gouvernement.

Le gouvernement a choisi de procéder par étapes. Les autorités ont décidé dans un premier temps d’instaurer un régime qui met l’accent sur l’organisation et la promotion de la demande et sur l’offre de services. Le RAMU s’appuiera sur trois mécanismes complémentaires : l’assurance maladie obligatoire ; le Régime d’assistance médicale (RAMED) ; et les mutuelles de santé. Ces mécanismes se verront complétés par des régimes spécifiques de gratuité concernant certaines activités socioprofessionnelles.

Source : La tribune Afrique

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