L’Islam noir prend forme au Mali

Les larmes de crocodiles du président de la République, ses aveux circonstanciés après son élection grâce au poids de la communauté musulmane sur le scrutin et dans une moindre mesure celui des Chrétiens, ressemble à un retour de boomerang. C’est dire que les chiens de faïence du Haut conseil islamique l’ont honni sur toute la ligne. En connaissance de cause, il a sollicité un report pour un congrès apaisé ou consensuel pour éviter de gérer une crise religieuse pendant que les djihadistes mettent sous coupe réglée les deux tiers du Mali.

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Au nom de l’Islam, une bande de terroristes met tout le monde au pas. Au nom de la troisième religion révélée, elle regroupe divers clans. Au non de la dernière religion révélée, chaque clan dicte sa loi à la populace, en fonction de ses intérêts bassement terrestres.

 

 

Au nom de Dieu, ces terroristes de la dernière génération forniquent avec les femmes d’autrui par la force. Au nom du Tout-Puissant, ils ouvrent le feu, à vue d’œil, sur tout ce qui bouge dans leur domaine de prédilection. Au nom du Créateur, ils trafiquent drogues et armes de guerre de destruction massive. Au nom de l’Omniscient, ils coupent la main des voleurs les plus indigents. Au nom de l’Omnipotent, ils lapident, jusqu’à ce que mort s’ensuive, soûlards, procréateurs de bâtards et fouettent jusqu’au sang les adultérins. Au nom du Seigneur, ils appliquent strictement la loi islamique (Charia) dans toute sa rigueur, sans jurisprudence.

 

 

Conscients de toutes ses exactions commises en terre malienne, les clans rivaux du Haut conseil islamique devraient au moins taire leurs querelles de clochers et tenter de ramener les brebis égarées à la raison. C’est en fait leur rappeler que ce qui fait l’Arabie Saoudite ne fait pas le Mali.

 

 

En Arabie Saoudite, la loi est immuable : la Charia. Là-bas où l’esclavage vit encore de beaux jours, il y a une application bienveillante de la loi de Dieu. Pendant ce temps, les organisations des droits de l’homme crient au scandale sans se faire entendre. Tous les érudits de l’Islam cautionnent tacitement ce qui se fait de plus cynique devant la Grande maison de Dieu. Pour la bonne et simple raison que le gardien des lieux saints assure l’autosuffisance en tout à son peuple. A ce propos, un sabah demanda un jour au roi d’Egypte comment il juge les pauvres infidèles en violation avec la loi. Il ne sut convaincre le sabah outré qui lui apprit qu’on ne doit jamais couper la main d’un voleur à qui on ne donne pas les moyens de calmer sa faim. C’est-à-dire : pour disposer du droit de vie et de mort sur une personne, il faut au préalable lui donner les moyens nécessaires d’assurer sa subsistance.

 

Voilà en bref, le message que tous les Maliens aimeraient que les antagonistes du Haut conseil islamique véhiculent pour ramener à la raison les mécréants du Nord.

 

Hélas ! En lieu et place d’un message de paix, wahhabite et malikite déterrent la hache de guerre.

 

Quelle honte !

 

Mahmoud Dicko, Thierno Hady Thiam et Ousmane Madani Haïdara sont interpelés pour mettre fin au désordre au sein du Haut conseil islamique où l’Islam noir prend forme.

M. N.

 

SOURCE: Le Témoin
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