Des mosquées toujours plus modernes à Bamako

Le Bamakois aime les jolis design et cela se voit même dans le choix de son lieu de culte. Nous nous en sommes rendu compte en sillonnant les mosquées de la capitale.

 

mosquee priere musulman

 

 

La grande mosquée de Bamako située au cœur du grand marché est une oasis. Elle a fait peau neuve à l’occasion de la visite du roi du Maroc. Nichée entre l’Institut National des Arts, le village artisanal et l’Assemblée Nationale, la grande mosquée est surplombée par deux minarets visibles depuis les ponts de la ville. Scindée en deux parties, elle est constamment ouverte au public pour les prières quotidiennes et le recueillement. Sa partie officielle, ouverte le vendredi et lors des grandes fêtes, comprend six rangées et onze colonnes séparées par des piliers en béton recouverts de carreaux gris noirs avec une sonorisation incorporée. Le tapis rouge offert par le royaume chérifien caresse les phalanges des fidèles qu’éclairent des lustres munis d’une lumière tamisée et attiédie. Dépourvue d’espaces verts, la grande mosquée offre toutefois un espace convivial empierré avec des arbres dont les feuillages ombrageux constituent une aubaine pour les commerçants, mendiants et autres fidèles désireux d’observer un break après une matinée de transactions commerciales.

Loin des bruits qui enveloppent l’édifice cultuel du grand-marché, la mosquée Nimaga à Banankabougou invite au silence. Point de mendiants, point de badauds, point de commerce autour de ce complexe initié par le commerçant Nimaga. Avec sa forme arrondie, ses fenêtres bleues, ses tapis beiges, cette mosquée enveloppe le fidèle, l’extirpe du train-train quotidien pour le mettre en face son créateur. Dés l’entrée, un minaret d’une vingtaine de mètres calme les ardeurs du visiteur et lui tend ses portes qui, curieusement, font penser aux sept portes du paradis. Édifice futuriste, la mosquée Nimaga séduit par ses espaces verts et sa propreté. Un maître coranique trouvé sur place, sous les pieds du minaret, nous a confié que « des maliens de toute religion passent ici le jour pour demander des prières au profit du pays, offrir des présents à distribuer aux nécessiteux ou simplement avoir des éclairages sur leur pratique religieuse ».

Les mêmes confidences nous ont été faites au Centre Culturel Islamique de Hamdallaye qui héberge la maison du Hadj pour le pèlerinage à la Mecque. Ici, la mosquée a l’une des meilleures sonorisations de la ville. Avec ses murs peints en doré assorti du vert symbolique de l’Islam, la mosquée de Hamdallaye demeure un lieu de prière très prisé le vendredi et durant le mois béni de ramadan. La particularité de ce complexe de la foi demeure son centre d’apprentissage du coran. Les enseignants de ce complexe ont d’ailleurs initié et généralisé partout à Bamako des formations de trois mois pour permettre à ceux qui le désirent de pouvoir réciter et lire le coran et mieux de comprendre les recommandations de l’Islam à travers « lakhdariyou ».

La randonnée à travers les lieux de culte des musulmans de Bamako nous a fait découvrir la mosquée que la Turquie vient d’offrir au Mali. Sise à l’ACI 2000, cette mosquée est une réplique de ce que Istanbul offre au monde musulman. Climatisation centrale, espaces verts, éclairage doux, sonorisation digitale, lustre géant, tapis veloutés, calligraphie orientale, arabesques mecquoises, tout brille dans cette mosquée dont le minaret illumine le quartier des affaires le soir venu obligeant même le gérant du bar Kossom à mettre la clé sous le paillasson.

A relever que Bamako foisonne de mosquées et chaque quartier tient à avoir le plus joli lieu de culte qui soit. Dans cette optique, les citoyens n’hésitent pas à mettre la main à la poche.

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