Voyages présidentiels : IBK opte pour un Jet privé

IBK

En seulement deux mois de fonction, le Président Ibrahim Boubacar Keïta, a effectué au moins 5 voyages à l’étranger. Mais pour ses déplacements, le chef de l’Etat a décidé de se passer des services de l’avion de commandement (un Boeing 347) acheté, au nom de la République, par l’ancien Président Amadou Toumani Touré. Quelle compagnie assure le transport d’IBK ? Dans quelles conditions ? Quel est le coût de ces voyages pour le trésor public ?

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Ibrahim Boubacar Keïta, louait les services d’un Jet pour ses voyages privés. Le Jet appartient à Afrijet, qui est une compagnie aérienne dont le siège social à Libreville (Gabon). Cette compagnie est dédiée à l’aviation d’affaires. Donc connue pour la cherté de ses prestations.

 

Arrivée à Koulouba en septembre dernier, le nouveau président ne veut pas se séparer de « son » Jet  privé alors que le Mali dispose d’un avion de commandement pour les voyages du président de la République. Acquis par l’ancien président Amadou Toumani Touré, l’avion présidentiel assurait le transport du président par intérim Dioncounda Traoré et du Premier ministre pendant la transition. Cet avion de type boeing avait été acquis par le Mali, grâce au concours du Guide libyen, Mouammar Kadhafi.

 

Qu’est-ce qui peut bien empêcher IBK de l’utiliser, quand on sait que cet avion coûte déjà au trésor public avec la prise en charge de son entretien et de son équipage ?

 

Alors question ; le trésor public doit-il faire face aux dépenses qu’engendrera la location d’un Jet privé, à la place de l’avion présidentiel ?

 

Avec ses aéronefs d’une capacité de dix passagers, Afrijet relierait la plupart des métropoles subsahariennes pour un coût indicatif de 3 millions de F CFA l’heure de vol. À ce tarif, le client devra compter environ 5 millions pour un Libreville-Yaoundé, ou 8 millions pour un Libreville-Kinshasa… Pour les hautes personnalités, la compagnie dispose de falcon. Celui-ci offre une prestation haut de gamme.

 

Tout comme le service à bord, qui est particulièrement soigné puisque les plateaux-repas sont préparés par Le Phare du large, l’une des tables les plus prestigieuses de la capitale gabonaise. Combien tout cela coûtera aux contribuables maliens moins de 100 jours après la prestation de serment du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Qui aurait déjà sillonné avec cet avion privé plus de six pays de l’Afrique et des autres continents dont entre autres les Etats Unis, la France, le Rwanda, le Sénégal, le Burkina Faso et la Guinée Equatoriale.

 

Afrijet Business Service, comme son nom l’indique, est une compagnie d’affaires, dotée de Falcon 50 et 20.

Enfin, le Mali peut-il se permettre ce luxe de maintenir un avion de commandement cloué au sol et au même moment payer très cher les services d’un jet privé pour son président? La réponse est de toute évidence Non. En attendant, il semble que la présidence de la République s’apprêterait à acheter un nouvel avion présidentiel. A quel prix ? C’est là toute la question.

 

Idrissa Maïga

Source: L’Aube

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