Vie du journal : le Ministre Jean Marie Sangaré salue le professionnalisme de ‘’Le Prétoire’’

Le ministre de la Communication, Jean-Marie Sangaré, a entamé une série de visites dans les différents organes de presse privés de Bamako. Cet acte courtois l’a conduit, mardi 1er octobre 2013, au siège du Journal ‘’Le Prétoire’’. Occasion pour le Ministre de saluer la qualité et le professionnalisme de votre journal. Il en a aussi profité pour manifester sa volonté d’aider la presse privée.

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Les visites de courtoisie à la presse privée est un moyen pour le tout nouveau ministre de se rapprocher des différents acteurs de la communication et de partager la réflexion permettant de donner aux entreprises de presse plus de responsabilité, de sécurité, de moyens afin qu’elles puissent remplir les missions qui leurs sont dévolues.

 

Ainsi, ce mardi après-midi, il a été reçu par le directeur de la publication, Birama Fall, entouré de son staff, pour des échanges libres et fructueux. Plusieurs préoccupations étaient au menu.

 

Le Directeur de la publication ‘’Le Prétoire’’ a d’abord insisté sur la «nécessité de soutenir les organes de presse privés du Mali». Ensuite, il n’a pas manqué d’exprimer son point de vue sur l’aide à la presse, qu’il trouve insignifiante, et laisse entrevoir l’idée d’une autre orientation. «Notre combat, c’est de vous demander si  on peut avoir l’indexation de l’aide à la presse au budget de l’Etat. Sans oublier l’aide indirecte pour qu’on puisse avoir des entreprises économiquement viables. L’aide à la presse est actuellement très insignifiante et ne permet pas aux organes de pouvoir fonctionner normalement», déplore Birama Fall.

 

Auparavant, après avoir fait un rappel sur l’historique de ‘’Le Prétoire’’, depuis sa création, le Directeur de la publication est revenu sur la méthode de travail de son organe. Selon lui, «nous accomplissons des missions de service public comme les médias d’Etat, tout en respectant l’éthique et la déontologie. Nous n’avons pas l’intention d’entraver le parcours normal du Mali, car ce pays a besoin de tous ses enfants. Nous sommes un privé dans le domaine de l’organisationnel, mais public du fait que nous avons entrepris beaucoup de choses pour être une presse digne et responsable à la recherche de la vérité par des faits».

 

Revenant sur les conditions des journalistes maliens dans l’exercice de leur métier,  Birama Fall a estimé que l’aide indirecte à la presse pourrait être mise en commun pour faire face non seulement aux charges d’impression des papiers presse, ce qui pose un problème, mais aussi pour améliorer les conditions de travail des journalistes. «Malgré que le journalisme est le seul métier où nous sommes évalués quotidiennement, on n’arrive toujours pas à vivre de notre profession. Nous avons  besoin d’un accompagnement de l’Etat».  Parce que la presse privée malienne a peu de moyens. Toutefois, ses responsables doivent aider les autorités à les aider, a-t-il conseillé.

 

En réponse, le ministre de la Communication, Jean Marie Sangaré, a affirmé que pour trouver une solution, il est important de bien cerner les contours du problème. Selon lui, l’aide au secteur privé n’est pas bien comprise par les autorités publiques. Car, explique t-il, il est important d’explorer des pistes explorables avec des hypothèses claires. «Il était important de réfléchir sur la dynamique de la presse malienne en général, un secteur d’activité économique. Il y a beaucoup de pistes ouvertes qu’il faut explorer et valider. Nous trouverons ensemble une issue dans les jours à venir», a promis le ministre.

 

Concernant l’amélioration des conditions de la presse privée, Jean Marie Sangaré soutient qu’il y a nécessité de protéger l’entreprise et de lui donner la possibilité d’afficher une plus grande santé financière. En d’autres termes, il s’agit, selon lui, d’offrir à tous les groupes de presse, l’opportunité de développer leurs services.

 

En ce qui concerne la réduction des frais d’impression des journaux privés, le ministre a suggéré, dans un premier temps, de procéder à un investissement de mutualisation entre les privés avec une implication de l’Etat et d’autres partenaires pour une caution solidaire.

 

Ibrahim M.GUEYE

Source: Le Prétoire

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