Un non-lieu pour l’ancienne ministre, Mme Maïga Sina Damba, dans l’affaire dite de l’APEJ !

Mme Maïga Sina Damba totalement blanchie. C’est ce qui ressort de l’ordonnance du juge d’instruction, Broulaye Kéïta, dans l’affaire dite de l’APEJ. Selon une source sûre, ce 1er juin 2017, cette  ordonnance a accordé le non-lieu à l’ancienne Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et ex-directrice de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ).

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Retour sur quelques temps forts de ce feuilleton

Un mercredi 19 août 2015 tout particulier pour cette dame qui s’est toujours singularisée par son souci du respect des deniers publics. Ce jour-là, son chemin l’emmène au Pôle économique et financier de Bamako où elle devait être entendue par le juge d’instruction, Broulaye Kéïta. Dans la salle d’attente, l’ancienne ministre passe plus de deux heures temps avant d’être reçue par le juge. Après quelques secondes d’échanges, la séance est renvoyée au lendemain. « J’attends des documents de l’APEJ. On remet à demain, 10 heures », lance le magistrat à Mme Maïga Sina Damba.

La journée de la bonne dame est perdue. Elle rentre tranquillement à son domicile et se remet à ses occupations. Le lendemain, 19 août 2015, elle se présente à nouveau au Pôle économique et financier. Le juge Kéïta la reçoit et ordonne à la greffière de lire les chefs d’inculpation retenus contre elle. C’est ainsi que la greffière a fait état de : fractionnement de marchés, frais de mise en route des volontaires, fonds provenant de la vente des appels d’offres, etc. Comme précision, la greffière ajoute que ces faits se sont déroulés entre 2010, 2011 et 2012. Or, pendant cette période, Mme Maïga Sina Damba n’était pas encore Directrice générale de l’APEJ. Après vérification, le juge ordonne à la greffière de rectifier son dossier en se focalisant uniquement sur la période 2013.

A la suite de la lecture, le juge demande à la présumée si elle reconnaissait les faits qui lui sont reprochés. Sa réponse a été non. Malgré cela, le magistrat instructeur signe le mandat de dépôt et Mme Maïga a été conduite au centre de détention des femmes à Bollé.

Un lynchage médiatique orchestré !

Tout semblait être préparé pour incarcérer cette bonne dame. « En août 2015, contrairement aux informations distillées çà et là par voie de presse, Mme Maïga n’a jamais refusé de répondre à la convocation du juge d’instruction de l’époque. Pour des raisons de santé, elle n’a pas pu se rendre à l’unique convocation du magistrat instructeur qui délivre contre elle un mandat d’amener. L’amélioration de son état de santé a coïncidé avec l’hospitalisation de son petit frère, Modibo, à l’Hôpital Luxembourg Mère-Enfant. Elle était partagée entre sa résidence et l’hôpital. Entre temps, la presse est mise à contribution en faisant croire à l’opinion qu’elle refusait de répondre à la convocation du juge d’instruction », a précisé nos confrères du Journal le Challenger.

Le lendemain de son arrivée à Bollé, l’Ancien directrice de l’APEJ  a fait la Une de plusieurs journaux de la place dont certains s’étaient singularisés dans un lynchage médiatique. Comme l’on le dit, un malheur ne vient jamais seul. Quelques jours après, elle perd son petit frère au chevet duquel elle se trouvait. Désormais avec comme résidence à Bollé, l’ancienne ministre bénéficie d’une large chaîne de solidarité. « J’ai la conscience tranquille. Je n’ai pas bouffé l’argent de l’APEJ », a-t-elle confié à nos confrères du Journal le Challenger.

Aujourd’hui, cette décision de non-lieu confirme une fois de plus l’honnêteté, le dévouement et  la loyauté de cette dame qui a toujours considéré le travail bien fait comme l’une de ses priorités.

Ousmane BALLO, afrikinfos

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