Tournée européenne du Premier ministre Mara : UNE VISITE DE TRAVAIL AU PAS DE CHARGE

A Paris le chef du gouvernement a rencontré les autorités françaises et nos compatriotes. Il a inauguré le bâtiment annexe de l’ambassade, avant de se rendre à Montreuil pour une séance de travail avec les autorités communales. A Istanbul, il a participé au Forum économique mondial. Aujourd’hui il sera à Bruxelles

Moussa Mara Premier ministre chef gouvernement tournee europeenne

Le Premier ministre Moussa Mara poursuit sa tournée européenne entamée vendredi à Paris où il a rencontré les autorités françaises et nos compatriotes de la diaspora. Hier, le chef du gouvernement s’est rendu à Istanbul pour participer au Forum économique mondial (World Economic Forum) sur les investissements et rencontrer les autorités turques. Moussa Mara a participé à différents panels, notamment celui sur la sécurité et le développement.

Le ministre de la Promotion des Investissements, Moustapha Ben Barka ainsi que des responsables militaires participent également aux travaux de ce forum. La rencontre a pour principal objectif d’aider les investisseurs des entreprises et compagnies régionales et internationales à analyser et à s’adapter aux modifications en cours au sein des économies nationales.

Avant de se rendre dans la capitale turque pour vendre la « destination Mali », le chef du gouvernement a rencontré à Paris les autorités françaises et passé beaucoup de temps avec nos compatriotes.

Arrivé samedi, première journée d’une visite à pas de charge, Moussa Mara s’est juste donné le temps de déposer sa valise à l’hôtel Pullman Montparnasse avant de prendre la direction du 20 ème Arrondissement. Ici, à la 64, rue Pelleport 75014 Paris, le chef de gouvernement venait inaugurer le bâtiment annexe de notre ambassade. Il s’agit de l’ancien consulat fermé depuis deux ans que le nouvel ambassadeur, Cheick Moctary Diarra a rénové pour y installer une partie de son personnel. Les locaux abritent désormais un centre culturel du Mali, accueillant des expositions de produits artisanaux du pays.

Après avoir coupé le ruban, visité l’exposition au rez-de-chaussée, inspecté les bureaux à l’étage, Moussa Mara n’a pas caché sa satisfaction. Il dira que ce bâtiment permet au personnel de l’ambassade de travailler dans de bonnes conditions et promeut notre culture en France.

Le cortège du PM s’est aussitôt ébranlé à destination du Palais des Congrès à Montreuil. Dans cette localité l’on retrouve une très forte concentration de nos compatriotes depuis bientôt 4 générations. Le maire de la commune, Patrice Bessac, en compagnie de son adjointe d’origine malienne, a accueilli l’hôte au bas de l’édifice.

 

UNE DIASPORA ACTIVE A MONTREUIL. Lors d’une séance de travail, l’élu a loué l’apport qualitatif de notre diaspora pour sa circonscription qui devient ainsi « la commune la plus malienne » de France.

En retour, Moussa Mara a expliqué que notre diaspora installée à Montreuil apporte beaucoup de soutien à leurs familles restées au pays. Il a rappelé la détermination de Bamako à renforcer la coopération avec Paris pour créer des richesses dans les villes et villages, afin de donner un espoir à notre jeunesse. Cela aura l’avantage inestimable de biser le mythe de l’eldorado.

Le Premier ministre a plaidé pour une coopération plus décentralisée entre Montreuil et Yélimané. Car, il demeure convaincu que lorsque l’eau potable coule de la borne fontaine, l’électricité disponible et des périmètres aménagés, nos deux pays sont tous bénéficiaires. Le premier bénéfice, dit-il, est la facilité du retour et leur installation dans leurs localités.

De la salle de réunion, le chef du gouvernement se retrouve dans une amphithéâtre pour présider un événement important organisé sur place par la diaspora : «le grand rassemblement pour la réconciliation nationale». C’était l’occasion pour nos compatriotes, des élus locaux français d’exprimer clairement leur soutien total aux efforts de paix engagés dans notre pays. Ils ont dénoncé les velléités séparatistes et dit « niet » à toute partition du pays.

Tous les orateurs ayant précédé Moussa Mara sont unanimes : le dialogue inter malien est la meilleure solution de sortie de crise. Mais certainement pas le couteau à la gorge. Parce que, disent-ils, le temps des passe-droits et de la prime à la rébellion n’est plus de saison.

Cette prise de position a conforté le visiteur de marque qui a encouragé et remercié « les amis du Mali ». Au premier rang desquels la France qui a versé le sang de ses fils et qui a mis ses ressources financières au service de l’humanité. « Le Mali est et restera reconnaissant » a martelé le chef du gouvernement à l’adresse des autorités locales de Montreuil.

 

EXERCICE DE TRANSPARENCE. Mais le combat est loin d’être une affaire strictement malienne en raison de la présence massive de Alqaida et plus récemment d’autres groupes armés du même rang. Moussa Mara a rassuré nos compatriotes de la détermination de son gouvernement à arriver à des accords de paix, avant la fin de l’année.

Ces accords respecteront forcément les principes de l’Etat : l’intégrité territoriale et  la laïcité de l’Etat.

Autre moment intéressant de partage et de dialogue, la rencontre de Moussa Mara avec les leaders et cadres de notre communauté en France au restaurant de spécialités maliennes « Touramagan ». Entre satisfactions et inquiétudes des jeunes, le PM a apporté des réponses. Qu’il s’agisse des efforts de paix, des projets de développement du président de la République ou encore de la question de l’achat de l’avion du Mali et le contrat des armements, rien n’a été oublié.

Un exercice de transparence, mais surtout un effort de vérité. Moussa Mara a reconnu que la tâche est loin d’être facile au regard de la situation chaotique que notre a vécue depuis plusieurs années de laxisme et de corruption. Avec, le soutien de tous les fils du pays, les lignes bougeront, promet-il, invitant les jeunes cerveaux à mettre leur expertise au service du pays.

D’Istanbul le PM se rend aujourd’hui à Bruxelles où il aura des entretiens avec des personnalités, notamment le commissaire européen Andris Piebalgs et Louis Michel, député européen. Demain, il regagnera Paris pour rencontrer son homologue français, Manuel Vals avant de participer à la réunion sur les engagements de Bruxelles.

Il s’agit de la 4è réunion internationale de suivi de la Conférence des donateurs pour le développement du Mali « ensemble pour le renouveau du Mali » dont Bamako a abrité la précédente session. Il sera en principe assisté de plusieurs membres du gouvernement. Il s’agit des ministres de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, de l’Economie et des Finances, de la Réconciliation nationale, de la Décentralisation et de la Ville, de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de la Culture. Le Vérificateur général fait également partie de sa délégation. Nous y reviendrons.

Envoyé spécial

A. M. CISSE

SOOURCE / ESSOR

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.