Sur instruction de l’Ambassadrice Ami Kane, la police gabonaise brutalise des maliens

Elle a beaucoup fait parler d’elle lors du sommet Afrique-France que notre pays avait abrité en janvier 2017. Appelée par beaucoup de personnes la dame de fer ou Mme bulldozers,  Ami Kane, l’ancien gouverneur de Bamako, nommée tout récemment ambassadrice du Mali au Gabon, semble renouer avec ses anciennes habitudes.

L’on se rappelle de ses œuvres de démolition de plusieurs kiosques et boutiques dans la capitale lors des préparatifs du sommet Afrique-France que notre pays avait organisé en 2017, l’ancien gouverneur de Bamako, Ami Kane, réside désormais au Gabon en qualité de premier responsable du Mali. Nommée à ce poste lors du conseil de ministres le 31 Mai  dernier, Ami Kane opte, encore, pour la violence au Gabon.

En effet, selon les informations qui nous sont parvenues, elle aurait donné l’instruction aux forces de l’ordre gabonais de dégager la foule venue récupérer  les cartes d’électeur dans l’ambassade. Selon un témoin sur place, tout s’est passé la veille, lorsque les agents chargés de la distribution des cartes d’électeurs avaient sciemment soulevé une mésentente dans le seul but de restreindre le nombre de votants dans ce pays de forte communauté malienne, défavorables, selon lui, au président sortant Ibrahim Boubacar Keita. « Lorsqu’ils ont semé la pagaille entre eux-mêmes, ils se sont aussitôt enfermés dans l’ambassade avec carte et fichier d’électeur pour empêcher le vote au Gabon » affirme le témoin.

Une situation qui avait mis à mal nos compatriotes venus en grand nombre récupérer leurs cartes d’électeur pour s’acquitter de leur devoir de citoyen le jour du vote, nous dit le témoin. Ainsi sous prétexte de calmer la tension dans l’Ambassade, la police gabonaise, sur instruction de l’ambassadeur du Mali, Ami Kane, avait fait une intervention musclée en dispersant la foule à coup de gaz lacrymogène. Selon notre témoin, le bilan de cette intervention policière serait de plusieurs blessés, de doigts coupés et  plusieurs manifestants arrêtés. «Nous ne voulons plus voir Ami Kane dans notre ambassade, qu’elle retourne au Mali » clament les manifestants en colère.

 

L’incivisme de nos compatriotes ou mépris de nos dirigeants ? Ce qu’il faut savoir est que le scenario gabonais est une réalité très triste des représentants de l’Etat à l’extérieur qui oublient leur mission qui est de veiller sur nos expatriés. Une chose que la nouvelle équipe gouvernementale doit revoir, car ces expatriés contribuent pleinement au développement de notre pays. Par conséquent, ils méritent plus de considération  de la part des autorités.

 

Boubacar Kanouté.

Source: figaromali

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