Sommet de l’OCI : RÉFLEXION SUR DES QUESTIONS POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, est arrivé, jeudi après midi, sur la terre sainte de la Mecque (Makkah) pour prendre part au 14è sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui s’ouvre ce matin, sous la présidence du serviteur des deux saintes mosquées, son altesse Salman Bin Abdulaziz Al Saoud.

Le chef de l’Etat, qui a été accueilli à sa descente d’avion par un conseiller du serviteur des saintes mosquées et l’émir de la province de la terre sainte de l’islam, était accompagné de son épouse, Mme Keita Aminata Maïga, et de quelques membres du gouvernement, notamment Tiébilé Dramé (Affaires étrangères et Coopération internationale), Thierno Amadou Omar Hass Diallo (Affaires religieuses et du Culte), Mme Nina Walet Intallou (Artisanat et Tourisme).

Il est utile de rappeler que crises politiques, conflits, terrorisme, paix, coopération, développement économique et solidarité ont été, ces dernières décennies, les thèmes de discussions des grandes rencontres internationales. Le sommet de l’OCI ne dérogera pas puisqu’il abordera aussi, selon les médias saoudiens, les crises politiques, notamment le cas du Soudan, où le président, Oumar El Béchir, a été renversé par un coup d’état militaire à la suite d’une insurrection populaire en avril dernier, et d’autres pays. Le sommet de l’OCI n’apportera pas tout de suite des solutions à des vrais problèmes mais tentera de mettra en contribution initiatives et actions urgentes d’apaisement et de renforcement du dialogue politique dans les pays membres qui vivent des crises. L’OCI est donc astreinte à un devoir de solidarité et d’accompagnement des pays en proie à des vagues d’inquiétudes qui pourraient les déstabiliser, et mettre en péril leurs économies et la stabilité de leurs institutions.

Il faut rapidement œuvrer pour le retour de l’orthodoxie républicaine  dans les pays qui connaissent de graves dérèglements. Le terrorisme est un réel casse-tête pour tous les Etats. La lutte contre ce phénomène requiert une synergie d’action voire une mutualisation des moyens pour contrer le noir dessein que nourrissent les terroristes vis-à-vis des communautés et des intérêts de certains pays. La question sera au cœur de la réflexion des souverains arabes (rois, émirs et princes des pays du golfe persique et d’autres arabes) et des présidents  africains des pays membres de l’organisation qui participent à la réunion. Ceux-ci tenteront de dégager une position commune qui pourrait permettre de préserver nos peuples de la barbarie. Mais au-delà, le sommet abordera également les questions de coopération et de développement, notamment les opportunités de raffermissement de l’unité de la oumma islamique mondiale et de développement économique des pays de l’organisation. Ces pays doivent avoir en partage la conviction de bâtir un bloc solide de la communauté musulmane et s’inscrire dans une vision de développement global, notamment à partir de grands ensembles internationaux qui permettront de trouver des réponses à des préoccupations économiques.

La communauté islamique mondiale, il faut l’admettre, a vraiment les moyens de se faire entendre dans le concert des nations et de donner  une nouvelle tonalité à la quête de paix dans le monde.  Au regard de l’état d’esprit qui prévaudra, aujourd’hui, à la rencontre  sur la terre sainte de la Mecque, les choses peuvent s’accélérer dans le bon sens, notamment en termes de propositions de stratégies de coopération économique et de renforcement de la stabilité politique dans les pays membres. Mais tout cela nécessite de s’inscrire dans le concret, le pragmatisme pour une meilleure prise en compte des facteurs de déséquilibres des pays touchés par des crises politiques et économiques. L’Organisation de la coopération islamique, appelée jusqu’en 2011 Organisation de la conférence islamique, regroupe 57 Etats membres et vise à renforcer la solidarité islamique entre les pays membres de cette organisation qui a été portée sur les fonts baptismaux en septembre 1969. A l’issue du sommet, il est aussi attendu une déclaration finale dite de la Mecque qui doit couvrir un éventail de questions politiques et économiques de brulante actualité dans le monde musulman.

Envoyé spécial Bréhima DOUMBIA

L’Essor

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