Scrutin du 29 mars : Kadidia Fofana, porte-étendard du Parena en commune III

C’est officiel ! Kadidia Fofona est candidate aux législatives prochaines en commune III du district de Bamako. Elle ira à cette compétition sous les couleurs du parti du Bélier blanc, le Parena.

En effet, cette amazone, connue pour sa rigueur et sa détermination, participera à ce scrutin afin de renforcer la présence des femmes au sein du Parlement. Corruption, gabegie, mal gouvernance, clientélisme, droits des femmes… Lorsqu’elle s’exprime, la candidate gesticule, comme pour battre la mesure des accusations qu’elle lance à la volée. Et à ceux qui osent la soupçonner d’inexpérimentée, elle répond: «Inexpérience en quoi ? En corruption ? En clientélisme ? C’est vrai, je le concède. Je n’ai aucune expérience dans ces domaines. J’en suis fière. Mon but n’est pas d’abuser de la population ou de détourner les institutions. Par contre, nous savons parfaitement comment mettre un terme à la corruption. Alors, ça oui ! L’enjeu de cette élection est de se débarrasser de ceux qui minent le pays et qui s’unissent pour rester au pouvoir alors qu’ils n’ont aucune vision et aucune stratégie». Et d’ajouter : « Je ne suis pas juste une femme ou une amazone ; je suis une citoyenne soucieuse de l’avenir de sa nation ».

Rien ne semble avoir raison de la détermination de Kadidia. « J’ai fait des études de Sciences de l’éducation, mais aussi de Communication-Journalisme, bien que j’ai été éduquée dans une famille conservatrice et apolitique », confie-t-elle.

La candidate jouit d’une certaine notoriété depuis la crise de 2012, parce qu’elle fut l’une des chefs de file des manifestations qui dénonçaient l’incurie de l’État. « J’ai été frappée par des voyous à la solde de politiciens, à cause de ma participation aux manifestations organisées contre les violences faites aux femmes », rappelle-t-elle.

Elle s’est libérée de son manteau politique pour défendre les femmes violées, battues ou assassinées. Elle s’est montrée brave en organisant des sit-in devant les institutions de la République, pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Avant, la jeune dame a été l’une des figures emblématiques du mouvement « Antè A Bana » qui a tenu le Président de la République en échec dans son projet de révision constitutionnelle.

Kadidia Fofana estime qu’il y a un temps pour tout. « Il y a un temps pour critiquer. Mais aujourd’hui, il faut sauver l’essentiel qui est menacé. L’essentiel, c’est de sauver le Mali, c’est de sauver la patrie. Le Mali n’a pas besoin de division, mais d’union. C’est ce qui a occasionné la signature de l’accord politique de gouvernance le 2 mai 2019. Au sein du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), nous avons demandé le dialogue. A partir du moment où il y a eu la signature de l’accord politique, il ne devrait pas y avoir de problème. Et c’est l’accord politique de gouvernance qui nous a permis de rentrer dans le gouvernement de mission en date du 5 mai 2019. L’esprit de patriotisme ne peut pas nous permettre de laisser le Mali s’effondrer. Mon combat a toujours été pour le Mali et pour l’intérêt du Mali », a-t-elle martelé.

Rappelons qu’elle est conseillère municipale en commune II du district de Bamako.

Solo Minta

Le Tjikan

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