Scandale de l’Azawad à l’école ‘‘Liberté A’’: le gouvernement expulse l’enseignement Français

Après la polémique sur les réseaux sociaux autour du sujet de devoir donné aux élèves de l’École Liberté A de Bamako, à propos de l’Azawad, le Gouvernement du Mali vient de sévir.

abdoulaye diop ministre affaires etrangeres malienne

Depuis hier lundi 23 octobre 2017, il a pris la décision d’expulser Monsieur Robin Guiovanopoulos, enseignant à l’École française Liberté A, auteur dudit sujet.
Fortement engagé dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et soucieux de l’apaisement du climat social, le Gouvernement n’avait d’autre choix que de donner 72 heures à Monsieur Robin Guiovanopoulos, pour quitter le pays.

Cette décision d’expulsion intervient à la suite d’un devoir controversé à domicile que Monsieur Guiovanopoulos, chargé des cours d’histoire et de géographie, a donné aux élèves des classes de CM1 à l’École française Liberté A.
Le sujet à domicile à l’occasion de la rentrée scolaire 2017-2018 faisait allusion à ‘’l’Azawad’’ comme un ‘’territoire qui avait pour capitale Gao’’.
On ne blague pas avec l’unité d’une nation ! Et pourtant, la France considérée comme un ami du Mali ne rate pas d’occasion pour répandre les germes de la partition de notre pays.
Alors que le faux bond fait à l’armée malienne par la Force Serval, en 2013, n’est pas encore complètement digéré par l’opinion malienne, voilà un autre complot ourdi par l’ancienne puissance coloniale contre notre pays, ou du moins par un de ses ressortissants.
La passe intelligemment glissée aux enfants d’une école française dans notre pays par un enseignant d’histoire et géographie devrait consacrer l’Azawad comme une entité géographique, contrairement à la résolution de cette question par la Conférence d’Entente nationale. Mais le pot aux roses sera rapidement découvert par des parents d’élèves qui n’ont pas tardé à exprimer leur indignation devant la direction de l’établissement scolaire. Face à l’entêtement de celle-ci, la question a vite été portée sur les réseaux sociaux.
Les questions de compréhension que le Comité pédagogique de l’École Liberté A a osé enseigner au Mali ont des motivations douteuses pour qui connaît l’acuité de la question ‘’Azawad’’ dans notre pays par ces périodes sensibles.
Ce qui révolte le plus, selon nos sources, c’est que certains parents d’élèves qui se sont indignés de la situation sont en train d’être ostracisés.
Un d’entre eux, nous rapportent des sources bien informées, s’est même vu notifié, le jeudi dernier, son exclusion du Conseil des parents d’élèves pour avoir alerté de nombreuses personnalités du pays, dont certaines ont leurs enfants à Liberté A.
Face à l’indignation des parents, la Direction de Liberté A avait retiré les devoirs incriminés avant que l’ambassadeur de France au Mali, dans une lettre, en date du 18 octobre dernier, au ministre des Affaires étrangères du Mali, ne présente ses excuses au Mali. Trop tard, puisque la Direction de l’école Liberté A semble avoir choisi son camp : celui de l’AZAWAD.
Cette décision n’est pas sans rappeler des précédentes mesures du genre prises par le Président IBK au grand soulagement du peuple malien.
Lorsqu’il était PM, IBK avait donné 24 heures au chef d’escale d’Air France pour quitter le Mali suite à une inconduite inacceptable envers une autorité malienne. L’impudent chef d’escale a été contraint de quitter le pays par le prochain vol.
Les Maliens ont aussi en mémoire l’affaire Berberat du nom de ce coopérant suisse tué au nord de notre pays. Inconsolable, le chargé d’affaire de la Suisse qui ne cessait d’interpeller le gouvernement de manière intempestive s’est vu remonter les bretelles par le Premier ministre d’alors Ibrahim Boubacar Keïta. Au grand soulagement de tout un peuple, le Premier ministre IBK, en tournée à Sikasso, avait signifié au diplomate suisse (qui menaçait et faisait du chantage à l’aide au développement) que le Mali est un pays souverain, que le Mali n’oblige personne à coopérer avec lui, que le Mali ne demande l’aumône à personne et que si la Suisse n’était pas de cet avis elle pouvait quitter le Mali.
Sans nul doute que cette expulsion exaltera la fierté nationale et réaffirmera l’intransigeance du Président IBK quant à la défense de l’honneur et de la dignité de notre pays. Parce que le Président IBK n’a jamais transigé avec les « intérêts supérieurs du pays », ni hier ni aujourd’hui, encore moins demain.

Par Sidi Dao

 

Source: info-matin

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