SBM au Brésil

Entre son bureau et sa famille depuis son départ du gouvernement, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga, n’a pas quitté le Mali, encore moins, Bamako. Il vient d’ouvrir son bureau au centre ville où il mène ses activités comme avant son entrée dans le gouvernement. Il reçoit des gens et échange avec les responsables de son parti et d’autres personnes qui souhaitent le rencontrer. Avec la Coupe du monde, il a divisé son emploi entre la maison et le bureau, cela pour suivre les matchs de la Coupe du monde au Brésil. SBM a été responsable de sport surtout des équipes de Basket-ball et d’autres disciplines sportives. SBM suit régulièrement les matches de la Coupe du monde dans son petit salon au rez-de-chaussée de sa maison. Il zappe les chaînes pour avoir plus d’informations sur la Coupe du monde au Brésil. S’informer sur la compétition, les matches et les joueurs, c’est ce qui fera dire à un de ses nombreux visiteurs que SBM est au Brésil, parce qu’il est bien informé sur la Coupe du monde 2014. Mais il suit aussi les informations sur le plan national surtout au niveau de l’Assemblée nationale.

ministre defense soumeylou boubeye maiga

 

Fronde contre le ministre Frankaly Kéïta

Depuis quelques mois, une fronde est en train de prendre corps contre le secrétaire général du parti des tisserands en Commune I, non moins ministre de l’Energie, Frankaly Kéïta. Certains cadres du parti dans cette circonscription reprochent au ministre de ne pas s’investir à fond pour les communales qui se profilent. Aussi le ministre Kéïta est-il pointé du doigt pour ne pas faire la promotion des cadres de sa formation politique dans son cabinet. Pour preuve, il a reconduit son chef de cabinet lors du dernier conseil des ministres, un certain Daouda Kane (un adémiste bon teint à la retraite depuis 7 ans). Pourtant, après sa nomination, il avait reçu les CV de certains cadres de son parti auxquels il avait promis des postes. Ceux-ci passent tout leur temps à guetter les conseils des ministres dans l’espoir d’obtenir un strapontin. Peine perdue ! Selon une source bien introduite au sein du parti en Commune I, les responsables s’attèlent à faire partir le ministre lors du prochain congrès afin de le remplacer par un cadre qui s’investit moralement et financièrement. Et ce, pour éviter une débâcle aux prochaines communales.

Un véhicule UN 

Pour la première fois, quelques détails ont filtré sur le mode d’action des jihadistes qui révèlent une opération minutieusement préparée. Les jihadistes ont repéré le camp avant de lancer des roquettes, c’est après que  le véhicule piégé s’est avancé pour se retrouver alors à 20 mètres de l’entrée du camp. Il est peint en blanc et porte le sigle de l’ONU, comme s’il s’agissait d’un véhicule allié, alors que, ce sont en réalité des islamistes armés qui étaient à bord. Les soldats tchadiens ont vite compris que c’est un véhicule piégé. Ils ont rapidement ouvert le feu, mais de manière quasi-simultanée. Malheureusement les jihadistes à bord du véhicule ont déclenché un puissant explosif. Bilan : 4 morts (tchadiens) et 10 blessés dont 4 Maliens. Des complicités à l’intérieur de la localité Aguelhok sont aujourd’hui évoquées, et pour les besoins de l’enquête, les militaires tchadiens sur place ont confisqué une dizaine de téléphones portables.

Sale temps

Au cours d’une soirée, des partenaires du Mali ont dépeint la situation économique de notre pays. Pour eux, IBK n’a rien eu lors de sa visite au Qatar parce que la décision du FMI concerne tous les pays membres. Certains ont fait savoir que le président montre ses limites, qu’il ne fait qu’écouter leurs conseils actuellement. C’est pourquoi, il a rencontré les partis politiques. Ce dialogue doit permettre de désamorcer la situation tendue à Bamako. Réagissant à l’interview du ministre de l’Economie et des Finances qui a dit qu’«il n’y a pas de rupture entre le Mali et le FMI», un intervenant le reconnaîtra, sauf que, pour ce dernier, le FMI a besoin de preuves de certaines dépenses extrabudgétaires (les marchés de gré à gré). Et les dépenses qui se font à longueur de journée uniquement pour le confort du président de la République, font craindre le pire pour le Mali. C’est pourquoi le FMI a fermé le robinet. Un dernier intervenant dira que la mission du ministre des Finances aux Etats-Unis est une promenade. En d’autres termes, elle ne pourra rien changer, car elle connaît bien le fonctionnement.

Sans gêne !

Moussa Mara lors de la question d’actualité à l’Assemblée nationale n’a pas éprouvé de scrupules pour dire que le Mali va se préparer pour sécuriser les régions du pays, avec l’aide de Serval et Minusma. Lui qui a monté des gens contre eux, soutenu des marches à travers le pays. C’est maintenant qu’il reconnaît qu’on ne peut pas aller pour le moment sans Serval et Minusma. Il devrait écouter les gens M. Mara au lieu de n’en faire qu’à sa tête. En deux mois de gestion, Moussa Mara, dans sa loyauté envers le président de la République et non le Mali, a laissé partir en fumée les acquis de la transition. Aujourd’hui, notre pays n’a toujours pas un plan de sortie de crise et de relance de notre économie.

 

Le pays se trouve dans l’impasse dans plusieurs domaines : la gestion calamiteuse des finances publiques avec des dépenses extrabudgétaires importantes en si peu de temps ; l’école qui va mal avec des incertitudes sur l’année universitaire 2014 et des examens du D.E.F. et du BAC émaillés de fraudes graves sans précédent ; les mensonges au sommet de l’État (avion présidentiel, décision d’ouverture des hostilités à Kidal etc.). Mara doit se remettre en cause.

Les aveux

Sada Samaké, ministre de la Sécurité intérieure a fait savoir à tout le monde que «le Mali n’a pas de moyens pour sécuriser sa population et ses biens. Les moyens dont disposent les forces de sécurité ne peuvent pas faire face à l’insécurité dans nos villes et campagnes». Il a été clair, honnête et franc. Ce sont des aveux, car lors de sa prise de fonction et quand il faisait le tour des différentes structures, il avait donné de l’assurance aux chefs des structures. Aujourd’hui, que ce même Sada Samaké change de langage, cela dépasse les Maliens ! Et pourtant, il a envoyé 80 policiers à Kidal les mains vides ; ils demandent aux gendarmes de traquer les bandits, et même pour les patrouilles, il n’y a rien. Monsieur le ministre, vous ne pouvez pas dire qu’il n’y a pas de moyens et demander aux hommes des résultats !

Isaac, «appareil photo ne fait pas de magie…»

L’association des reporters photographes du Mali ne sait plus quoi faire. Car après la présidence de la République, certains travailleurs de l’Assemblée nationale, maintenant, c’est le président de l’Assemblée nationale Issiaka Sidibé qui ne veut plus les voir dans les séances plénières. C’est ce qui s’est passé lors de la question d’actualité du jeudi 12 juin, où la salle de plénière a été interdite à tous les photographes sur instruction du président de l’Assemblée nationale. Selon une source proche du président de l’Assemblée nationale, il semblerait que les photographes ne font pas de belles images du président. C’est ce qui justifie sa colère. D’autant que toutes ses photos qui sortent dans les journaux ne lui donnent pas satisfaction. C’est pourquoi, il ne veut plus voir les reporters photographes à l’Assemblée nationale. Monsieur le président, «appareil photo ne fait pas de magie…».

SOURCE: Le Reporter

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