Résolution de la crise malienne : Emmanuel Macron veut aller vite

La présence de Macron à ce sommet aura beaucoup réconforté et permis d’avancer sur le chemin de la solidarité. « Il a donné du sens au sommet, le souci du concret et d’aller désormais à l’essentiel dans tout ce que nous entreprenons pour nos peuples », a ajouté le président malien lors de la conférence de presse qui a sanctionné les travaux.

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Pour le président français, Emmanuel Macron, « ce sommet nous a permis d’acter la création de la force du G5 Sahel. Le défi maintenant, c’est que le commandement des états-majors s’organise, que les décisions soient rapidement mises en œuvre pour visiter d’ici août les premières trace de cette force et en septembre son opérationnalité. Nous avons besoin de résultats rapides ».

Le quartier général de la Force conjointe sera basé à Sévaré. La France va engager 8 millions d’euro supplémentaires d’ici la fin de l’année dans les capacités militaires de la cette force conjointe. « Nous serons collectivement vigilants à la mise de cette déclaration, tout comme nous suivrons à vos côtés, monsieur le président, la mise en œuvre et les résultats sur le processus de paix. Il y a eu beaucoup d’avancées depuis la signature de l’Accord d’Alger en 2015, mais il faut aussi collectivement redoubler d’efforts, il y a beaucoup d’attentes et nous vous accompagnerons à ce titre ».

Pour le financement total de la Force conjointe, 423 millions d’euro seront nécessaires et chacun des Etats payera 10 millions d’euro, soit 6 milliards FCFA. A cela s’ajoutent les 50 millions d’euro de l’Union européenne.

« Le mode innovant de financement, peut-être que nous allons y en trouver. Le président Macron a souhaité l’avènement d’alliance pour le Sahel et il est évident que la France seule ne peut pas continuer à supporter le fardeau de lutte contre le terrorisme qui concerne le monde entier. En le faisant, elle joue son rôle dans la sécurité mondiale », a indiqué le président Kéita.

Pour Emmanuel Macron, l’important, c’est que la force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec ses premiers financements débloqués, et des résultats.

Il faut rappeler que la Force conjointe du G5 Sahel ne vient pas créer de confusion entre les rôles de la Minusma et de Barkhane.

Abdoulaye Diakité

 

La rédaction

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