Rentrée politique du PRVM Fasoko à Segou : le pari de mobilisation perdu

La rentrée politique couplée à la deuxième convention nationale du Parti pour la restauration des valeurs du Mali (PRVM-Fasoko), a eu lieu le week-end dernier dans la salle Mièru Ba de Ségou, sous la présidence de Mamadou Sidibé, président dudit parti. Malheureusement le pari de la mobilisation n’a pas été gagné par ce parti de l’opposition.

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En effet créé en 2013, ce parti compte à son sein deux députés à l’Assemblée nationale. Après la réussite de son premier congrès à Bamako, le parti a cru bon de délocaliser sa rentrée politique et sa convention, croyant qu’il pouvait mieux mobiliser ses militants et ses sympathisants dans la ville des Balanzans. Une salle de 300 places n’a même pas pu être remplie. Et pourtant l’on se rappelle que lors de son  congrès ordinaire qui a eu lieu le samedi 2 avril 2016 au Centre international de Conférence de Bamako, en présence de l’honorable Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, le parti était parvenu à quasiment remplir la salle de 1.000 places dudit centre. Selon les mauvaises langues, c’est parce que le parti PRVM savait pertinemment qu’il ne pouvait plus s’hasarder à vouloir remplir la salle de 1.000 places du CICB, qu’il a décidé de délocaliser son événement à Ségou. D’autres part, certains observateurs de la scène politique estiment que le président du parti n’a pas eu droit au soutien du chef de file de l’opposition qui l’aurait soutenu lors de son congrès ; toute chose qui lui avait certainement permis de donner le prix de transport aux participants. En tout cas, les ségoviens  ont donné un faux bond au parti du dromadaire. A qui la faute ? Nous ne saurions le dire. A en croire certaines sources, il y avait à peine  100 personnes dans la salle.

Un fiasco total pour un parti comme le PRVM Fasoko. Pourtant, tout portait à croire que le parti allait relever le pari de la mobilisation, vu la publicité dans la presse. Sur place, c’était la désillusion dans la salle. Le parti n’a pu convaincre les militants de sortir répondre à l’appel de leur bureau politique. Les cadres du parti se sont retrouvés, dans une ambiance de démobilisation affichée. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir politique de ce parti. Surtout à quelques jours des élections communales.

 

A.T.Dansoko

 

 

La rédaction

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