Remaniement ministériel : Recherche d’attelage ou stratégie de positionnement ?

Le président IBK est-il encore à la recherche d’un attelage satisfaisant ou cherche-t-il a se positionné par rapport aux joutes prochaines ? En tous les cas, la liste des gouvernements sous son régime ne cesse de s’allongée. En trois ans d’exercice, il en ait à son cinquième gouvernement dont trois avec l’actuel premier ministre. Si les premiers remaniements avaient été accueillis avec un certain espoir, le dernier en date, laisse  bon nombre de nos compatriotes dubitatif. Qu’est-ce qui motivent ces remaniements en cascades dont malheureusement l’impact est insignifiant  sur la vie du citoyen ordinaire ? Le peuple du Mali mérite au moins des éclaircissements  sur une pratique qui semble désormais s’installée comme mode de gestion à en juger par sa récurrence. L’éviction d’Oumar Tatam Ly puis de Moussa Mara ont donné naissance à une vague de rumeur qui a toujours court dans le milieu partisan et sympathisant. Jusqu’à preuve du contraire, ni les principaux consternés, ni leur employeur n’a daigné donner des raisons. Le maintien de l’actuel premier ministre deux fois de suite a été justifié par la confiance que lui accorde le chef de l’Etat.

cite administrative ministeres bamako

Une confiance  qui demeure sujet à caution pour les opposants mais aussi pour une partie de l’opinion nationale insatisfaite des services rendus par l’actuel premier ministre. La grande majorité de la population attendait le président IBK  sur le plan de la lutte contre l’insécurité et la relance économique. Après la formation de plusieurs équipes gouvernementales, son bilan est en deçà des attentes. La crise sécuritaire et économique sévit encore sur le pays sans une réelle issue en perspective. Le pays vit à l’heure des rebondissements malgré les discours  positifs.

Les différents remaniements opérés par le régime IBK ont tous laissé des arrières goûts d’inachevés. Car en fait de remaniement, c’est un réaménagement  couronné par l’augmentation de la taille du gouvernement que le peuple constate. Pour un pays aux revenues faibles, une équipe pléthorique est certainement la dernière chose à faire !

La présence d’éléments issus des groupes armés,  dans l‘actuel gouvernement, perçu  comme  s’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre  des accords de Bamako, s’est avérer être une incitative personnelle pour certain dont Madame Walett,  représentante supposée de la  CMA.

Sa présence au sein du gouvernement a fait réagir la CMA  à travers un communiqué. Elle ne serait pas la représente du mouvement d’après ce communiqué. Manœuvre de diversion ou fissure dans la maison CMA ? Tout compte fait, sur la foi de ce communiqué, il serait difficile dire que ce gouvernement-ci est le gouvernement d’union prôné par les accords de Bamako.

IBK serait-il un président constamment trompé par ses alliés ? La question mérite d’être posée, car l’opportunité du remaniement actuel est remise en cause. D’autant plus qu’il ne rentre pas dans le cadre de la mise en œuvre des accords de Bamako. La recherche d’attelage ou un positionnement en vue des joutes prochaines, ne paraissent pas non plus plausible à cause de l’inamovibilité de certains ministres dont l’efficacité se fait attendre. Il y a aussi à cause de la présence des personnalités qui ont peu ou presque pas de représentativité sur l’échiquier national. Quel que soit  les hypothèses pour justifier les remaniements à répétition, la seule qui vaille est la capacité du président à relever les défis du moment. De son bilan dépendra son futur à la tête de l’exécutive. Gageons qu’il y parvienne avec l’accompagnement sincère de tous.

Vive la paix, vive le Mali.

La rédaction

Source: Le Forum

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