Régime IBK : Plus de 100 chantiers abandonnés sur toute l’étendue du territoire national

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Qui a dit que le Mali n’avait pas d’ambitions ? Il en a eu du moins, le problème est plutôt que le pays sous IBK ne va pas toujours au bout de ses engagements. De nombreux projets, tous secteurs confondus, ont été retardés ou parfois même oubliés. Pourtant, ces chantiers étaient censés changer le paysage malien et notre quotidien, voire donner une dimension internationale au Mali.  Voici un retour dans le passé à travers ce diaporama.
Un document (peut être confidentiel) du ministère de l’Aménagement du Territoire et de la Population  au sujet des chantiers en difficulté ou abandonnés au Mali est ahurissant et donne à réfléchir.
Ce document montre en effet que 150 chantiers environ sont dans cette situation et concernent la réalisation à travers tout le pays de projets d’infrastructures communautaires et socio-économiques. Il s’agit entre autres de la construction et l’équipement de bâtiments publics et administratifs tels que les infrastructures sanitaires, scolaires et universitaires, des brigades de gendarmerie, des commissariats de police, des ambassades, l’alimentation en eau potable et en énergie électrique, la construction et la réalisation de sites touristiques et de pistes rurales. Bien plus, la route de Ségou-Koulikoro et le pont sont en souffrance.
En effet, les principales causes de l’abandon ou du piétinement des chantiers se situent, indique-t-on, au plan de leur préparation, de leur programmation et de leur mise en œuvre, et la responsabilité est bien souvent imputable aussi bien à l’administration qu’aux entreprises adjudicataires.
Les mauvais choix opérés parfois par l’administration dans l’attribution des marchés de travaux ou de prestations de services, l’incompétence de certains entrepreneurs ou leur mauvaise foi et la sous-évaluation financière des projets constituent certaines des raisons du phénomène.  S’ajoutent aux causes d’abandon des chantiers la lourdeur excessive des procédures d’étude des dossiers et de mise à disposition des fonds, de même que le non-règlement dans les délais utiles des décomptes des entreprises par les services financiers de l’État.
Ces insuffisances ont eu pour effet d’induire des surcoûts que le budget national ne parvient pas souvent à financer et d’allonger la durée d’exécution des projets, voire de les bloquer totalement.
Pour remédier à cette situation, le ministre de l’Économie, et les ministres sectoriels concernés par lesdits chantiers ont été instruits de résilier, après étude au cas par cas, les contrats entre l’État et les entreprises défaillantes sans préjudice pour l’administration publique.
Il s’agira également d’appliquer aux entreprises défaillantes des sanctions appropriées et aussi de procéder à l’évaluation physique et financière des travaux restant à exécuter.
Outre ces mesures, il sera procédé en priorité, lors des prochains programmes d’investissements publics, à la poursuite et à l’achèvement des chantiers dont la réévaluation aboutirait à des résultats concluants, ainsi qu’à l’étude au cas par cas de la possibilité de poursuivre ces chantiers en régie contrôlée.
Jean Pierre James
LE COMBAT  — lecombat.info

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