Réaction des partisans d’IBK

Nous nous sommes rendus, vendredi dernier, au Q.G. du Directoire de campagne du candidat Ibrahim Boubacar Kéita, sis à l’ACI 2000. A l’occasion, nous avons interrogé des membres de l’Alliance « Ensemble pour le Mali (EPM) », pour connaitre leurs points de vue sur les résultats du vote.

Mamadou Bakary Sangaré Blaise, Membre de l’EPM

 

Déjà régulièrement proclamés par les autorités compétentes, c’est-à-dire le ministère de l’Administration territoriale, ces résultats ne font que conforter le sentiment de partage du peuple malien à l’engagement politique de notre candidat, le président Ibrahim Boubacar Kéita, parce que, n’oublions pas qu’il a cette  double personnalité d’être d’abord le chef de l’Etat du Mali, donc patron de l’exécutif, qui a eu en charge, l’organisation de ces élections qui était un défi pour l’ensemble de la communauté internationale. Donc première mission, premier défi à relever, il a pu le faire à la satisfaction de notre pays et de la communauté internationale, en même temps. Parce que c’était une gageure, donc, nous sommes d’abord satisfaits que cela ait pu se réaliser, deuxième satisfaction, c’est que notre candidat  a réalisé en ces temps difficiles, un score plus élevé que le score qui l’avait porté au pouvoir en 2013. Alors que ça aurait pu être le contraire, parce que l’usure du pouvoir ne pardonne pas et vous avez vécu comme moi, dans ce pays-là, toute la diffamation dont il a été victime, donc  on ne pouvait pas comprendre que certains aillent taper à côté comme ça, alors que le peuple bien observateur, bien averti, savait déjà distinguer les actions positives pour la reconstruction et la reconstitution de notre pays et aujourd’hui, ce pays est debout. Le peuple lui en a fait la reconnaissance, à travers plus de 41% des voix en sa faveur et nous nous en satisfaisons parce que c’est porté au crédit de la démocratie dynamique.

Le second tour dépend, aussi, évidemment, de l’engagement et  du choix du peuple souverain, nous sommes en démocratie, seul le peuple est souverain et en fonction des résultats déjà obtenus et des engagements pris par notre candidat, nous nous attendons à ce que ce score soit amplifié, parce que nous savons aussi  que notre candidat est un candidat rassembleur, qu’ il l’a déjà prouvé par le passé, qu’il n’a pas fait que le dire, mais qu’il l’a prouvé  en demandant le concours de toutes les filles et de tous les fils de ce pays quand il s’est agi de gérer ce pays.   Encore une fois, il tend la main et nous, avec lui, nous tendons la main, nous faisons appel à toutes les compétences, à toutes les capacités politiques et même pas politiques, au-delà, à toutes les capacités maliennes, pour venir nous porter main-forte, afin que cette victoire soit totale, le soir du 12 août.  Notre confiance est évidente, d’ailleurs, on nous a reproché d’être tellement confiants… qu’on avait pensé passer au premier tour, je l’ai entendu. Bon ! Mettons que ce n’est que partie remise et ce  score d’ailleurs est tellement éloquent qu’il semble être un score de tour unique.

Harouna Cissé, ancien ministre du Développement Social et Membre de l’EPM

 

Les résultats sont à la hauteur de nos attentes et des attentes du peuple malien tout entier. Il faut se féliciter de la bonne organisation de ces élections… une situation sécuritaire très bonne, qui nous a permis de les tenir. Le reste est à venir, nous sommes confiants, sans pour autant nous délecter d’une victoire précoce. Nous nous confions à la volonté de Dieu et de la décision du peuple malien que nous savons en confiance avec nous.

 

Somita Kéita, président d’honneur de la Section RPM de la Commune III

 

Les résultats du premier tour ne sont pas mauvais, compte tenu du nombre des 24 candidats, compte tenu de la situation sécuritaire du pays. Je ne pensais même pas qu’il allait y avoir autant d’électeurs mobilisés dans les bureaux de vote. Pour le second tour, les Maliens doivent être sages et  faire confiance aux institutions de la République. Quand les résultats définitifs seront proclamés par la cour constitutionnelle, on s’engage à les reconnaitre,  c’est ce qui peut faire avancer la démocratie. Mais si chacun sort dans la rue pour dire qu’il a gagné, les conséquences seront assez lourdes, c’est ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire en 2010, entre le camp Gbagbo et le camp Alassane.  Chacun prétendait avoir raison. Je crois que tout ça doit être capitalisé     pour l’éviter dorénavant, dans les élections africaines.  Grosso modo, je suis satisfait des résultats.

Idrissa Traoré, président de l’Association Mali Ka Ta Gné

 

C’est ce que nous souhaitions. Si deux candidats arrivent en tête, qu’on accepte la décision. Les résultats que les autorités ont donnés ont été acceptés par les populations. Le monde est sorti, les Maliens sont contents. On demande, pour le deuxième tour, que tout le monde accepte celui qui arrive en tête, même si ce n’est pas celui qu’on  soutenait. Que Dieu facilite les choses à celui qui a la paix du Mali entre ses mains.

Said Cissé, Membre de l’EPM

 

Je suis confiant en quelqu’un qui a en face de lui 23 concurrents et qui arrive à faire 41,4%. Déjà le match est terminé… 23 candidats l’ont combattu, ils ont vu que  ce n’est pas le candidat lui-même qui parle, c’est la population, ce sont les urnes. On a vu que ce sont 45% qui ont voté et une seule personne a obtenu 41 %. Nous disons qu’on continue avec le même système. D’autres ont leurs idées, leurs programmes, qui ne sont pas encore appliqués. On attend le second tour. Nous voyons tout ce qu’il a fait pour les accords, pour la paix… moi je suis du Nord, personne ne pouvait aller au nord, aujourd’hui, Dieu merci, on est en train de parler du vote à Kidal et d’urnes bourrées à Kidal. En 2012, on parlait de Kidal comme d’un autre pays. Aujourd’hui on est en train de travailler, pour ne pas retourner en arrière, donc, on veut continuer avec le même système et on souhaiterait que les Maliens le comprennent.

Ténémakan Samaké, chauffeur d’Ibrahim Boubacar Kéita

 

Nous sommes tous des Maliens, des patriotes. Si les populations choisissent un homme, qu’on l’accepte et qu’on aille avec lui. Les troubles ne sont pas bons pour notre pays, surtout dans le contexte qui est le nôtre. Pour moi,  le deuxième tour n’était pas utile. S’ils pouvaient mettre en avant l’humanisme et s’entendre, avant d’aller au second tour… car il y a la loi, il ya aussi l’humanisme. Dans cette entente, le second pouvait céder la place au premier. De cette façon, Il aurait plus gagné en humanité, mais d’autres ne le comprennent pas comme ça, ils le suivent pour gaspiller de l’argent et créer des problèmes. Ce n’est pas ce que nous apprécions. Que Dieu nous assure la paix et donne le pouvoir à celui qui peut faire le bonheur des Maliens.

Propos recueillis par Baba Dembélé

Source: Canard Déchainé

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