Projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali : L’URD relève une rupture de l’Etat malien

Dans une déclaration en date du 3 Décembre 2014, la direction politique BEN de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) se prononce sur le document intitulé « Projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali », remis aux parties par la Médiation à l’issue de la dernière session des pourparlers inter-maliens qui a  eu lieu à du 19 au 27 novembre 2014 à Alger. L’URD y décèle des dispositions qui constituent une « entorse grave à la continuité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans les régions de Tombouctou et Gao… » 

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Le Bureau Exécutif National de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) a pris connaissance du document  intitulé « Projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali » remis aux parties par la Médiation à l’issue de la dernière session des pourparlers inter-maliens qui a  eu lieu à du 19 au 27 novembre 2014 à Alger.  Après analyse, il est loisible de constater que ce projet d’accord n’est qu’une mise en forme juridique appuyée par des annexes du document intitulé « Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali » remis aux parties à l’issue de la précédente session des pourparlers.

L’URD constate avec regret que les observations qu’elle avait précédemment formulées n’ont pas été prises en compte dans cette nouvelle version, ni même d’ailleurs le Mémorandum de la délégation gouvernementale.  L’URD demeure convaincue qu’un examen sérieux de ses observations par toutes les parties, y compris la Médiation, aboutira à un accord ayant le maximum de chances d’être mis en œuvre avec l’implication de l’ensemble des maliens. De plus l’URD  ne relève que l’annexe 1 du document intitulé « Période intérimaire » retient la mise en place « des autorités chargées de l’Administration des communes, cercles et régions du Nord durant la période intérimaire » dont la désignation, les compétences et les modalités de fonctionnement « seront fixées de manière consensuelle par les parties ». L’URD estime que de telles dispositions constituent une entorse grave à la continuité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans les régions de Tombouctou et Gao où l’Administration fonctionne encore tant bien que mal.

L’URD, fidèle à sa position constante de mettre le problème dit du Nord au-dessus des calculs politiciens,  en appelle à la sagesse et de toutes les parties et à la perspicacité de la Médiation pour préserver notre pays de toute expérimentation hasardeuse aux conséquences incalculables. L’URD  exprime à nouveau, sa profonde gratitude à la Médiation dans toutes ses composantes, au Gouvernement algérien qui en assure la Présidence, aux pays voisins du Mali  et à toute la communauté internationale pour leur solidarité avec le peuple malien. L’URD réaffirme son profond attachement aux valeurs de la république, à l’intégrité du territoire, à l’unité nationale et à la laïcité.

 Bamako le 03 Décembre 2014

 

Pour le BEN

Le Secrétaire Général

 Madani Traoré

SOURCE: Le Républicain  du   5 déc 2014.
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