Procès de Kémi Séba : « J’aime nos présidents plus que le président Macron »

A la barre, Kémi Séba a déclaré que ses propos sont dits dans le style journalistique de la polémique. « Je me suis senti obligé de provoquer un éléctro choc afin d’inviter les dirigeants à prendre leurs responsabilités (…) Je n’ai fait que reprendre tous les propos que j’entends au Burkina depuis quelques temps », s’est défendu Kémi Séba qui dit s’être fait « le relai des forces endogènes ».

Pour le procureur, rien ne justifie ses propos car « tous les jours les présidents sont critiqués. Même si certaines personnes sont acerbes, elles mesurent leurs propos ».

« J’aime nos présidents plus que le président Macron. Tant qu’ils se comporteront comme des serviteurs du colon nous ferons toujours un éléctro choc. Notre souhait est que nous n’ayons plus besoin d’organiser des manifestations et que nos chefs d’Etat se comportent comme des présidents souverains. Ce jour-là j’enlèverai mon nom Kémi Séba et je reprendrai le nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi ».

 

Le parquet requiert une peine de un an et une amende de 2 millions de francs CFA, le tout assortis de sursis

Poursuivi pour outrage « outrage au chef de l’Etat Roch Kaboré et d’autres chefs d’Etat étrangers. », l’activiste a été entendu par la justice burkinabè, ce jeudi 26 décembre 2019. A l’issue des débats, le parquet a requis un an de prison et une amende de 2 millions de francs CFA, le tout assortis de sursis.

Le parquet a motivé sa réquisition en citant Article 352 alinéa 1 du code pénal nouveau :

« Est puni d’une peine d’emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende de trois cent mille (300 000) à deux millions (2 000 000) de francs CFA l’outrage fait par gestes, menaces, envois d’objets, dessins, écrits, paroles ou cris proférés contre le chef de l’État ou un chef d’État étranger.

Lorsque l’outrage est proféré contre un président d’Institution, un membre du gouvernement, d’un gouvernement étranger, un député ou un agent diplomatique, la peine est un emprisonnement de un mois à un an et d’une amende de deux cent cinquante mille (250 000) à un million (1 000 000) de francs CFA. »

Sourcelefaso.net

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